{"id":291,"date":"2025-08-26T10:49:54","date_gmt":"2025-08-26T08:49:54","guid":{"rendered":"https:\/\/maelrannou.fr\/baindemousse\/?p=291"},"modified":"2025-09-20T19:03:45","modified_gmt":"2025-09-20T17:03:45","slug":"manikanetish","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/maelrannou.fr\/baindemousse\/2025\/08\/26\/manikanetish\/","title":{"rendered":"Manikanetish"},"content":{"rendered":"<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"584\" height=\"759\" src=\"https:\/\/maelrannou.fr\/baindemousse\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2025\/08\/image-58.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-296\" style=\"width:388px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/maelrannou.fr\/baindemousse\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2025\/08\/image-58.png 584w, https:\/\/maelrannou.fr\/baindemousse\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2025\/08\/image-58-231x300.png 231w\" sizes=\"auto, (max-width: 584px) 100vw, 584px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-2fd0886978333b185a744411e88189ca\">Le 12 ao\u00fbt, c\u2019\u00e9tait la journ\u00e9e \u00ab&nbsp;J\u2019ach\u00e8te un livre qu\u00e9b\u00e9cois&nbsp;\u00bb. 12<sup>e<\/sup> \u00e9dition de cette journ\u00e9e en cette ann\u00e9e 2025, de cet \u00e9v\u00e9nement r\u00e9current cr\u00e9\u00e9 par les auteurices Patrice Cazeault et Am\u00e9lie Dub\u00e9, cette journ\u00e9e a vocation \u00e0 soutenir la cr\u00e9ation et l\u2019industrie du livre locales. Pour ma part, si j\u2019ai une relation po\u00e9tique au Qu\u00e9bec et au Canada francophone, &#8211; et ce d\u2019abord en raison d\u2019une petite anecdote familiale assez mignonne, avant qu&rsquo;une relation + intime encore se tisse en profondeur  -, je suis curieuse d\u2019apprendre de ces endroits o\u00f9 des langues fran\u00e7aises existent, que cette francophonie soit alors majoritaire ou minoritaire. En l\u2019occurrence cette ann\u00e9e, pour ma toute premi\u00e8re journ\u00e9e \u00ab&nbsp;J\u2019ach\u00e8te un livre qu\u00e9b\u00e9cois&nbsp;\u00bb, j\u2019ai choisi un roman d\u2019une autrice issue d\u2019une communaut\u00e9 autochtone vivant sur le territoire administratif du Qu\u00e9bec, + particuli\u00e8rement dans la ville de Qu\u00e9bec, Naomi Fontaine<a href=\"#_ftn1\" id=\"_ftnref1\">[1]<\/a>. Il s\u2019agit d\u2019une autrice que j\u2019ai d\u00e9couverte apr\u00e8s une table ronde consacr\u00e9e aux litt\u00e9ratures carib\u00e9ennes \u00e0 laquelle \u00e9tait invit\u00e9 Rodney Saint-Eloi, entre autres cr\u00e9ateur des Editions M\u00e9moire d\u2019encrier \u00e0 Montr\u00e9al. En effet, apr\u00e8s relectures du compte-rendu que j\u2019avais fait de cette table ronde, j\u2019ai consult\u00e9 plusieurs fois le catalogue de la maison d\u2019\u00e9dition et suis alors tomb\u00e9e sur les 2 premi\u00e8res  de couverture de <em>Manikanetish<\/em>. J\u2019ignorais alors tout de la vie de son autrice, m\u00eame si je venais de croiser son nom dans la bibliographie d\u2019un cours consacr\u00e9 aux litt\u00e9ratures autochtones au Qu\u00e9bec. Aussi, c\u2019est peut-\u00eatre un choix qui peut interroger mais mon intention n\u2019est \u00e9videmment pas de rattacher une communaut\u00e9 minoris\u00e9e \u00e0 un centre, &#8211; qui serait donc ici une centralit\u00e9 qu\u00e9b\u00e9coise -, et qui \u00e0 mon avis pourrait contribuer \u00e0 une invisibilisation de cette communaut\u00e9, mais au contraire de penser une approche inclusive sans \u00e9craser les sp\u00e9cificit\u00e9s de l\u2019\u00e9criture et du t\u00e9moignage de son autrice.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-025b2da7182cbb79e981c62a8543a480\">*<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"545\" height=\"847\" src=\"https:\/\/maelrannou.fr\/baindemousse\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2025\/08\/image-60.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-305\" style=\"width:371px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/maelrannou.fr\/baindemousse\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2025\/08\/image-60.png 545w, https:\/\/maelrannou.fr\/baindemousse\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2025\/08\/image-60-193x300.png 193w\" sizes=\"auto, (max-width: 545px) 100vw, 545px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-9334e6b1ff3eedaea928ef99104d49d9\">2<sup>e<\/sup> \u0153uvre publi\u00e9e de Naomi Fontaine chez M\u00e9moire d\u2019encrier, en 2017, <em>Manikanetish<\/em> raconte l\u2019histoire de Yammie, n\u00e9e comme l\u2019autrice dans la r\u00e9serve de Uashat, village d\u2019une communaut\u00e9 innue voisine de Sept-\u00celes, \u00e0 l\u2019extr\u00e9mit\u00e9 Est du Qu\u00e9bec, que la jeune femme a quitt\u00e9e pour y revenir et y enseigner le fran\u00e7ais dans un \u00e9tablissement secondaire. C\u2019est ce retour chez elle, qui renoue un lien distendu avec sa communaut\u00e9 d\u2019origine, que partage \u00e0 la premi\u00e8re personne l\u2019enseignante-narratrice, qui offre au regard des morceaux sobres de prose, fragments intenses d\u2019une oralit\u00e9 au souffle dense, qui racontent des moments partag\u00e9s avec ses \u00e9l\u00e8ves. L\u2019enseignante et chaque individu qui constitue sa classe grandissent \u00e0 chaque morceau de ce contact r\u00e9ciproque \u00e0 l\u2019\u00e9cole, un lieu pr\u00e9serv\u00e9 mais qui n\u2019est pas pour autant un espace d\u00e9tach\u00e9 du quotidien v\u00e9cu par les \u00e9l\u00e8ves, qui t\u00e9moignent des effets de leur appartenance \u00e0 une communaut\u00e9 minoris\u00e9e, r\u00e9alit\u00e9 qui coexiste avec les questionnements et les exp\u00e9riences propres \u00e0 leur enseignante. De fait, les personnages comme leur autrice sont les membres d\u2019un peuple qui a une histoire \u00ab&nbsp;qu\u2019on raconte pas&nbsp;\u00bb, qui s\u2019est vu d\u00e9poss\u00e9d\u00e9 de ses savoirs par la colonisation et les pensionnats, et qui a, dit Naomi Fontaine dans un tr\u00e8s optimiste et inspirant podcast<a href=\"#_ftn2\" id=\"_ftnref2\">[2]<\/a>, \u00ab&nbsp;assimil\u00e9 les pr\u00e9jug\u00e9s&nbsp;\u00bb, ultime violence du colonisateur car qui s\u2019insinue jusque dans les esprits de ceux dont il s\u2019approprie le territoire, et qui a fait d\u00e9velopper \u00e0 la communaut\u00e9 une honte li\u00e9e \u00e0 son identit\u00e9 innue. Or, c\u2019est la connaissance, par le peuple innu, de son Histoire ou de ses histoires (pluriel qui semble + ad\u00e9quat \u00e0 l\u2019autrice) qui fonde la relation de la communaut\u00e9 \u00e0 elle-m\u00eame et c\u2019est donc par une r\u00e9appropriation de <em>ses histoires <\/em>que la communaut\u00e9 sera + forte. C\u2019est l\u00e0 un projet que faisait d\u00e9j\u00e0 r\u00e9sonner le titre de son 1<sup>er<\/sup> roman publi\u00e9, <em>Kuessipan<\/em>&nbsp;<em>: A toi<\/em> (2011), qui signifie en innu autant \u00ab&nbsp;\u00e0 toi&nbsp;\u00bb qu\u2019 \u00ab&nbsp;\u00e0 moi, \u00e0 mon tour&nbsp;\u00bb, de prendre la parole. Cette intention semble aussi guider le geste d&rsquo;\u00e9criture de <em>Manikanetish<\/em>, \u00ab&nbsp;Petite Marguerite&nbsp;\u00bb, nom de l\u2019\u00e9cole dans laquelle enseigne la narratrice et qui a \u00e9t\u00e9 donn\u00e9 en hommage \u00e0 une jeune femme qui, bien qu\u2019elle \u00ab&nbsp;n\u2019avait jamais port\u00e9 d\u2019enfant&nbsp;\u00bb, en a \u00ab&nbsp;\u00e9lev\u00e9 des dizaines. Des enfants qui avaient perdu leurs parents, ceux qui avaient \u00e9t\u00e9 donn\u00e9s, trop nombreux \u00e0 la maison, les enfants difficiles \u00bb<a href=\"#_ftn3\" id=\"_ftnref3\">[3]<\/a> : comme une vision r\u00e9paratrice, \u00e0 visage humain, de l\u2019\u00e9cole.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-025b2da7182cbb79e981c62a8543a480\">*<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-c7e55f64f948cba50687ba8d843f647a\">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Situ\u00e9e par son autrice dans le sillage de l\u2019\u0153uvre d\u2019An Antane Kapesh, <em>Je suis une maudite sauvagesse<\/em>, \u00e9crit en 1976 et r\u00e9\u00e9dit\u00e9e en 2019 chez M\u00e9moire d\u2019encrier et dont l&rsquo;autrice de <em>Manikanetish<\/em> a d\u2019ailleurs \u00e9crit la pr\u00e9face, le propos du texte est d\u2019apr\u00e8s Naomi Fontaine moins de t\u00e9moigner de la r\u00e9alit\u00e9 v\u00e9cue par les victimes de cette minorisation que d\u2019exprimer une affirmation, ce qu&rsquo;elle \u00e9voque \u00e9galement dans le podcast et dans un entretien accord\u00e9 au quotidien qu\u00e9b\u00e9cois <em>Le Devoir<\/em><a href=\"#_ftn5\" id=\"_ftnref5\">[5]<\/a>. J\u2019ai alors compris que <em>Manikanetish<\/em> s\u2019inscrivait moins comme r\u00e9cit des souffrances v\u00e9cues par une communaut\u00e9 qu\u2019une ode pleine de tendresse et d&rsquo;espoir \u00e0 et dans l\u2019enseignement et sa r\u00e9ciprocit\u00e9 enseignante-\u00e9l\u00e8ves, ainsi qu\u2019\u00e0 et dans la pers\u00e9v\u00e9rance dans le d\u00e9sir de se r\u00e9approprier son destin. Ce geste est en particulier conduit par les \u00e9l\u00e8ves et leur enseignante dans la pr\u00e9paration du groupe, dans leur classe de th\u00e9\u00e2tre, \u00e0 une mise en sc\u00e8ne du <em>Cid<\/em>. Le choix de cette \u0153uvre peut, il est vrai, sembler inattendu et hors sol mais il est justement question dans cette pi\u00e8ce, avec des singularit\u00e9s propres \u00e0 Corneille, de la force avec laquelle s\u2019affirme un destin&nbsp;: en l\u2019occurrence, et c\u2019est l\u00e0 \u00e0 mon avis un choix tr\u00e8s politique, non pas le destin de la trag\u00e9die au sens restreint, qui r\u00e9tablirait comme une sanction l\u2019ordre moral, mais celui d\u2019une affirmation de soi et d\u2019une fin heureuse possible, alors que tout, vraiment tout, laissait pr\u00e9sager le contraire <a href=\"#_ftn6\" id=\"_ftnref6\">[6]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-c1d1be52511c673d6a1942268ed77e5d\">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; En + de ce que l\u2019\u0153uvre montre de la volont\u00e9 des \u00e9l\u00e8ves de la narratrice, elle approfondit aussi la figure de l\u2019enseignante et son incidence sur le parcours des individus de sa classe, souvenir qu\u2019\u00e9voque parall\u00e8lement Naomi Fontaine \u00e0 propos de son enseignant Fran\u00e7ois Bon, \u00e0 qui elle apprend au d\u00e9tour d\u2019un texte qu\u2019elle a \u00e9crit que les r\u00e9serves existent toujours, et qui le laisse \u00e9bahi et qui lui dit alors que ce qu\u2019elle \u00e9crit est important. De fait, Naomi Fontaine souhaite montrer par son \u00e9criture, qui n&rsquo;oublie pas la dimension orale de la litt\u00e9rature innue, que les innus ne sont pas uniquement des statistiques, mais des personnes, qui peuvent se r\u00e9approprier le territoire de la baie (<em>uashat<\/em>, en innu) et m\u00eame, la quitter. <\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-4d90ee201dfa9b452b60c2d2058ee55d\">Ne reste qu\u2019\u00e0 y croire[7].<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\" \/>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color has-small-font-size wp-elements-b883e6b0accffb59d304cf5b2123885c\"><a href=\"#_ftnref1\" id=\"_ftn1\">[1]<\/a> Voir le tr\u00e8s beau site <a href=\"https:\/\/kwahiatonhk.com\/\">https:\/\/kwahiatonhk.com\/<\/a>, qui \u0153uvre pour la visibilit\u00e9 et la valorisation des patrimoines et matrimoines autochtones et en particulier, des Premi\u00e8res Nations. Avec les M\u00e9tis et les Inuits, les peuples des Premi\u00e8res Nations constituent les diff\u00e9rents groupes autochtones du Canada.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color has-small-font-size wp-elements-c0da3b659ea69f6a54dae83a62ea32ae\"><a href=\"#_ftnref2\" id=\"_ftn2\">[2]<\/a> Podcast \u00ab&nbsp;Naomi Fontaine, le regard neuf&nbsp;ou \u00ab\u00a0\u00catre n\u00e9 Innu aujourd\u2019hui dans une soci\u00e9t\u00e9 qu\u00e9b\u00e9coise dominante\u00a0\u00bb&nbsp;\u00bb, France Culture, 28 juin 2017 : <a href=\"https:\/\/www.radiofrance.fr\/franceculture\/le-regard-neuf-ou-etre-ne-innu-aujourd-hui-dans-une-societe-quebecoise-dominante-6754443\">https:\/\/www.radiofrance.fr\/franceculture\/le-regard-neuf-ou-etre-ne-innu-aujourd-hui-dans-une-societe-quebecoise-dominante-6754443<\/a><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color has-small-font-size wp-elements-7309b6965d74ac260c0b65c6cd17399e\"><a href=\"#_ftnref3\" id=\"_ftn3\">[3]<\/a> Naomi Fontaine, <em>Manikanetish<\/em>, \u00e9d. M\u00e9moire d\u2019encrier, p. 18<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color has-small-font-size wp-elements-e381271dfb6b7846c58abd19fb3db538\"><a href=\"#_ftnref5\" id=\"_ftn5\">[5]<\/a> \u00ab&nbsp;Naomi Fontaine et la r\u00e9sistance des Innus&nbsp;\u00bb, de Florence Bordeleau-Gagn\u00e9, <em>Le Devoir<\/em>, 2 ao\u00fbt 2025 : <a href=\"https:\/\/www.ledevoir.com\/lire\/906127\/naomi-fontaine-resistance-innus\">https:\/\/www.ledevoir.com\/lire\/906127\/naomi-fontaine-resistance-innus<\/a><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color has-small-font-size wp-elements-66a8d4498cee71c7fd18df0c3520cc65\"><a href=\"#_ftnref6\" id=\"_ftn6\">[6]<\/a> C\u2019est tout l\u2019objet de la Querelle du Cid, qui a consid\u00e9r\u00e9 que l\u2019\u0153uvre n\u2019\u00e9tait pas une trag\u00e9die exemplaire du fait de sa fin conciliatrice et qui autorise Rodrigue et Chim\u00e8ne \u00e0 se marier et vivre leur amour. Par ailleurs, comme pour donner encore + de densit\u00e9 \u00e0 cette autre voie possible, l\u2019\u0153uvre de Naomi Fontaine a elle-m\u00eame fait l\u2019objet d\u2019une mise en sc\u00e8ne, dont <em>Le Devoir<\/em> a justement publi\u00e9 une critique, \u00ab&nbsp;\u00ab&nbsp;Manikanetish&nbsp;\u00bb&nbsp;: c\u00e9l\u00e9bration d\u2019une communaut\u00e9&nbsp;\u00bb&nbsp;: <a href=\"https:\/\/www.ledevoir.com\/culture\/theatre\/785324\/critique-theatre-manikanetish-celebration-d-une-communaute\">https:\/\/www.ledevoir.com\/culture\/theatre\/785324\/critique-theatre-manikanetish-celebration-d-une-communaute<\/a><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">[7] Optimisme sur lequel se cl\u00f4t le podcast \u00ab\u00a0Naomi Fontaine, le regard neuf\u00a0ou \u00ab\u00a0\u00catre n\u00e9 Innu aujourd\u2019hui dans une soci\u00e9t\u00e9 qu\u00e9b\u00e9coise dominante\u00a0\u00bb\u00a0\u00bb, France Culture, 28 juin 2017<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color has-small-font-size wp-elements-22345e214b778b13b18315bc7e1682b0\">Cr\u00e9dit bandeau : image de la premi\u00e8re de couverture du roman (M\u00e9moire d&rsquo;encrier)<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color has-small-font-size wp-elements-fda5219e57c5e39af04793b491c56396\"><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color has-small-font-size wp-elements-fda5219e57c5e39af04793b491c56396\"><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color has-small-font-size wp-elements-fda5219e57c5e39af04793b491c56396\"><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le 12 ao\u00fbt, c\u2019\u00e9tait la journ\u00e9e \u00ab&nbsp;J\u2019ach\u00e8te un livre qu\u00e9b\u00e9cois&nbsp;\u00bb. 12e \u00e9dition de cette journ\u00e9e en cette ann\u00e9e 2025, de cet \u00e9v\u00e9nement r\u00e9current cr\u00e9\u00e9 par les auteurices Patrice Cazeault et Am\u00e9lie Dub\u00e9, cette journ\u00e9e a vocation \u00e0 soutenir la cr\u00e9ation et l\u2019industrie du livre locales. 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