{"id":183,"date":"2020-12-08T14:43:49","date_gmt":"2020-12-08T13:43:49","guid":{"rendered":"http:\/\/maelrannou.fr\/envrac\/?p=183"},"modified":"2020-12-09T09:59:25","modified_gmt":"2020-12-09T08:59:25","slug":"derouler-la-monstrueuse","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/maelrannou.fr\/envrac\/?p=183","title":{"rendered":"D\u00e9rouler La Monstrueuse&#8230;"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Il y a peu, j&rsquo;ai relu les trois num\u00e9ros de <em>La Monstrueuse<\/em>, et son impact sur moi a sembl\u00e9 \u00e9vident. Je sais que j&rsquo;avais aim\u00e9 ce fanzine mais je n&rsquo;avais jamais ressenti aussi clairement son influence \u00e9vidente sur mes choix \u00e9ditoriaux, mais aussi de recherches, sur des amiti\u00e9s. Ce texte est n\u00e9 de cette relecture, histoire (d&rsquo;un peu) payer mon tribut.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Quand j\u2019\u00e9tais au lyc\u00e9e, mon fr\u00e8re avait r\u00e9alis\u00e9 une tr\u00e8s grosse commande via un catalogue fourni par l\u2019Association. Ce catalogue proposait bien sur les titres de l\u2019\u00e9diteur, mais aussi des dizaines d\u2019autres, et une commande assez diverse avait \u00e9t\u00e9 pass\u00e9e, sans doute en partie au hasard. Parmi toutes ces publications, trois num\u00e9ros d\u2019un \u00e9ph\u00e9m\u00e8re fanzine&nbsp;: <em>La<\/em> <em>Monstrueuse<\/em>, publi\u00e9e par <em>Chacal<\/em> Puant de 1995 \u00e0 1997.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce zine est une des nombreuses exp\u00e9riences \u00e9ditoriales de Blanquet, dont j\u2019ignorai encore quasiment tout. Je ne savais notamment rien de sa multiplicit\u00e9 cr\u00e9ative et de son importance publicationnelle<sup><a href=\"#sdfootnote1sym\"><sup>1<\/sup><\/a><\/sup>. Peut-\u00eatre avais-je d\u00e9j\u00e0 lu son <em>Donjon<\/em>, sorti en 2003\u00a0? Mon fr\u00e8re, futur cofondateur de L\u2019\u00c9gouttoir, \u00e9tait fan de la s\u00e9rie et d\u00e9couvrait en partie la BD alternative par ce biais. Je suivais. Nous voici en tous cas avec les trois num\u00e9ros de <em>La<\/em> <em>Monstrueuse<\/em>, fanzine gorg\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 la gueule de bandes dessin\u00e9es profond\u00e9ment \u00e9tranges, certaines poussant m\u00eame le vice \u00e0 \u00eatre publi\u00e9es en anglais. Mes r\u00e9f\u00e9rences les plus iconoclastes devaient alors \u00eatre Mattioli et Poirier dans <em>Pif<\/em> <em>Gadget<\/em> et Thiriet (<em>Le<\/em> <em>Figurant\u00a0<\/em>!) dans <em>Spirou<\/em>. Il y a plus honteux, certes, mais on est loin de ce que je d\u00e9couvrais.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/maelrannou.fr\/envrac\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2020\/12\/MONSTRU2.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-188\" width=\"614\" height=\"887\" srcset=\"https:\/\/maelrannou.fr\/envrac\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2020\/12\/MONSTRU2.jpg 692w, https:\/\/maelrannou.fr\/envrac\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2020\/12\/MONSTRU2-208x300.jpg 208w\" sizes=\"auto, (max-width: 614px) 100vw, 614px\" \/><figcaption>Num\u00e9ro 2, couverture de Caroline Sury, 1996.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>J\u2019ai \u00e9t\u00e9 marqu\u00e9 par la lecture de cet \u00e9pais fanzine agraf\u00e9 (qui reste la reliure que je pr\u00e9f\u00e8re), sans doute sans me rendre compte r\u00e9ellement de ce qui m\u2019arrivait. C\u2019\u00e9tait mon premier contact avec la BD underground qu\u00e9b\u00e9coise\u00a0: Julie Doucet, avant de lire <em>Ciboire de Criss<\/em>, mais aussi Henriette Valium, qui me mettait mal \u00e0 l\u2019aise tout en me s\u00e9duisant, Richard Suicide ou Siris. Il y avait dans ces pages tout le \u00ab\u00a0centre-sud\u00a0\u00bb auquel Suicide consacrera des ann\u00e9es plus tard un livre chez Pow Pow. Leurs dessins m\u2019ont autant frapp\u00e9 que la langue, qu\u2019ils tordent sans barguigner. J\u2019\u00e9tais touch\u00e9 au c\u0153ur et des ann\u00e9es plus tard quand j\u2019allais publier Richard, <a href=\"https:\/\/www.du9.org\/entretien\/siris\/\" data-type=\"URL\" data-id=\"https:\/\/www.du9.org\/entretien\/siris\/\">faire un long entretien avec Siris<\/a>, enfin les rencontrer, j\u2019aurai toujours cette r\u00e9f\u00e9rence derri\u00e8re la t\u00eate. D\u2019ailleurs, je viens de d\u00e9buter un doctorat. Son sujet \u00e0 peu pr\u00e8s formul\u00e9\u00a0? \u00ab\u00a0La BD qu\u00e9b\u00e9coise et ses circulations dans et avec l\u2019espace francophone europ\u00e9en\u00a0\u00bb. De fait, <em>La Monstrueuse<\/em> est un des jalons et se pointe encore dans un coin de mon \u0153il.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans <em>La Monstrueuse<\/em> il y avait donc aussi des pages en anglais \u2013&nbsp;autant dire en extra-terrestre pour le moi de 14 ans. Je ne les ne comprenais pas, et me for\u00e7ait \u00e0 lire et appr\u00e9cier sans le comprendre le si myst\u00e9rieux Matti Hagelberg, qui fascinait mon grand fr\u00e8re. Il aura fallu un bon 10 ans pour pleinement appr\u00e9cier ses livres et je me suis surpris quand, relisant les num\u00e9ros il y a un mois, j\u2019ai \u00e9prouv\u00e9 une joie si enfantine \u00e0 pouvoir enfin comprendre les pages publi\u00e9es&nbsp;! Brad Johnson ou Mike Diana portaient la m\u00eame aura de myst\u00e8re absolu, enfin d\u00e9crypt\u00e9. Le r\u00e9sultat ne valait peut-\u00eatre pas autant d\u2019attente et une laborieuse formation en anglais, le plaisir d\u2019enfin pouvoir lire toute <em>La Monstrueuse<\/em>, oui.<\/p>\n\n\n\n<p>Bien malgr\u00e9 elle, <em>La<\/em> <em>Monstrueuse<\/em> \u00e9tait un guide. <em>L\u2019Horreur<\/em> <em>est<\/em> <em>humaine<\/em>, fanzine encore plus confidentiel g\u00e9r\u00e9 par Sylvain G\u00e9rand, dont le sommaire me fascinait, occupera un r\u00f4le un peu similaire. J\u2019ai toujours aim\u00e9 les sommaires (on peut d&rsquo;ailleurs trouver tout ceux de <em><a href=\"http:\/\/bulledair.com\/index.php?rubrique=serie&amp;serie=monstrueuse\">La Monstrueuse<\/a><\/em> et de <em><a href=\"http:\/\/bulledair.com\/index.php?rubrique=serie&amp;serie=horreur_humaine\">L&rsquo;Horreur est humaine<\/a><\/em> en cliquant sur ces liens). J\u2019y trouvais des auteurs qui m\u2019interloquaient et allaient ensuite tenter de les retrouver, de les d\u00e9couvrir plus amplement. Ce sera le cas avec Lolm\u00e8de, on \u00e9changera ensuite longuement sur le fanzinat, ou des si \u00e9tranges (\u00e0 mes jeunes yeux) Caroline Sury ou Nuvish. L\u2019un de ceux qui garde pour toujours une aura de myst\u00e8re reste un des plus \u00ab&nbsp;na\u00effs&nbsp;\u00bb&nbsp;: Gil Gozzer. Je le recroiserai ensuite ici ou l\u00e0 sans jamais savoir ce qu\u2019est devenu ce dessinateur si dr\u00f4le. En lisant, les connexions se font avec <em>Jade<\/em>, Le Dernier Cri, l\u2019Association \u2013&nbsp;seule structure d\u00e9j\u00e0 un peu approch\u00e9e&nbsp;\u2013 ouvrant un champ de passion\/d\u00e9frichage de BD alternative et du fandom. Beaucoup d\u2019articles en sont sortis, d\u2019autres sont encore \u00e0 \u00e9crire.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/maelrannou.fr\/envrac\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2020\/12\/gozz-697x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-186\" width=\"536\" height=\"787\" srcset=\"https:\/\/maelrannou.fr\/envrac\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2020\/12\/gozz-697x1024.jpg 697w, https:\/\/maelrannou.fr\/envrac\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2020\/12\/gozz-204x300.jpg 204w, https:\/\/maelrannou.fr\/envrac\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2020\/12\/gozz-768x1128.jpg 768w, https:\/\/maelrannou.fr\/envrac\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2020\/12\/gozz.jpg 817w\" sizes=\"auto, (max-width: 536px) 100vw, 536px\" \/><figcaption>Trois petits livres du suscit\u00e9 Gil Gozzer, le dernier (chronologiquement le premier) ayant d&rsquo;ailleurs \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 par Blanquet en 1996.<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Cette fascination s\u2019exerce parfois de fa\u00e7on presque malsaine, au d\u00e9but je tentais de collecter les auteurs comme des Pok\u00e9mons<a href=\"#sdfootnote2sym\"><sup>2<\/sup><\/a>, du fond de ma campagne, sauf que rapidement on se prend au jeu et des relations humaines se nouent. <em>Gorgonzola<\/em> est un fanzine n\u00e9 entre des champs et un internat dans une ville de province, pas construit avec des camarades d\u2019\u00e9cole ou sur un projet commun, si ce n\u2019est celui de toujours lire et rencontrer des bandes dessin\u00e9es qui me questionnent voire, c\u2019est arriv\u00e9, me bouleversent. Cet app\u00e9tit a eu des cons\u00e9quences surprenantes\u00a0: un fanzine qui existe toujours quinze ans apr\u00e8s (m\u00eame laborieusement), des voyages inattendus et de forts belles amiti\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans <em>La<\/em> <em>Monstrueuse<\/em> on trouvait notamment Yvang, dont le fanzine <em>Eczema<\/em> <em>House<\/em> paraissait dans les 90&rsquo;s. Yvang a un trait prot\u00e9iforme et \u00e9tait tr\u00e8s actif en ligne quand je d\u00e9couvrais le zine de Blanquet. Sur ses diff\u00e9rents blogs (c\u2019\u00e9tait la grande \u00e9poque des blogs BD), il d\u00e9versait des flots de dessins, strips, planches, sous diff\u00e9rents pseudonymes. Je suis retomb\u00e9 sur lui dans un magazine \u00e9ph\u00e9m\u00e8re, <em>Zoo<\/em> \u2013&nbsp;pas l\u2019actuel magazine gratuit, une sorte de journal parlant culture, un truc bizarre paru quand j\u2019\u00e9tais au coll\u00e8ge et qui n\u2019a connu que 5&nbsp;num\u00e9ros. Yvang s\u2019\u00e9tait gliss\u00e9 subrepticement dans l\u2019un deux, un courriel fut envoy\u00e9 (le Pok\u00e9dex malsain se m\u00ealant \u00e0 une fascination r\u00e9elle) et il est arriv\u00e9 dans <em>L\u2019Ab\u00e9c\u00e9daire<\/em>, un collectif que nous avions publi\u00e9 en 2005, annon\u00e7ant la joyeuse incoh\u00e9rence \u00e9ditoriale \u00e0 suivre. <\/p>\n\n\n\n<p>On y trouvait d\u2019ailleurs aussi Blanquet (seule contribution \u00e0 nos productions), Anne Van der Linden et Lolm\u00e8de, mais Yvang est le premier auteur de <em>La<\/em> <em>Monstrueuse<\/em> \u00e0 devenir contributeur r\u00e9gulier. Nous nous rencontrerons en festival puis l\u2019engrenage ne s\u2019arr\u00eatera plus\u00a0: participations \u00e0 tous nos collectifs, livres r\u00e9alis\u00e9s ensemble, festival-colonies de vacances et visites estivales sur son \u00eele\u2026 Jusqu\u2019\u00e0 une conf\u00e9rence commune aux Arts d\u00e9cos de Strasbourg \u00e0 propos de Samplerman, nouvelle identit\u00e9 du Janus de Belle-\u00cele, dont le premier sample publi\u00e9 \u00e9tait justement dans le <em>Gorgonzola<\/em> 19, autour de Jean-Claude Poirier (qui, je le rappelle plus haut, est une de mes premi\u00e8res rencontres d\u2019alternative dessin\u00e9e, avec Thiriet, lui aussi pr\u00e9sent dans <em>Gorgonzola<\/em>).<\/p>\n\n\n\n<p>De <em>La<\/em> <em>Monstrueuse<\/em> \u00e0 Yvang, j\u2019ai aussi d\u00e9couvert des pans \u00e9normes du fanzinat underground&nbsp;: Gotoproduction (avec l\u2019ami L\u00e9o Qui\u00e9vreux), Crachoir, Stronx\u2026 en accumulateur compulsif Yvang d\u00e9tient des tr\u00e9sors multiples. C\u2019est en fouillant dans les valises qu\u2019il emmenait en festival que je suis tomb\u00e9 sur <em>Cauchemar<\/em>, r\u00e9alis\u00e9 avec le myst\u00e9rieux 44. Cet auteur inconnu allait devenir l\u2019objet d\u2019un fantasmatique dossier de Gorgonzola, \u00e9voqu\u00e9 d\u00e8s le dossier de notre num\u00e9ro&nbsp;20 (sorti en d\u00e9cembre 2014), que l\u2019on pourra bient\u00f4t d\u00e9couvrir dans le num\u00e9ro&nbsp;25 qui devrait para\u00eetre, avec un an de retard mais toujours vivant, en janvier. Les rebonds multiples et involontaires de <em>La<\/em> <em>Monstrueuse<\/em> n\u2019ont pas fini de faire des petits.<\/p>\n\n\n\n<p>PS : L&rsquo;image de couverture est celle du n\u00b0 1, par Killoffer, 1996.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/maelrannou.fr\/envrac\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2020\/12\/eczema.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-187\" width=\"533\" height=\"812\" srcset=\"https:\/\/maelrannou.fr\/envrac\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2020\/12\/eczema.jpg 500w, https:\/\/maelrannou.fr\/envrac\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2020\/12\/eczema-197x300.jpg 197w\" sizes=\"auto, (max-width: 533px) 100vw, 533px\" \/><figcaption>Yvang, Eczema House n\u00b02, Gotoproduction, 2001.<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\"><a href=\"#sdfootnote1anc\">1<\/a>Pour ceux que \u00e7a int\u00e9resserait, voir l\u2019int\u00e9ressant entretien avec Lise Fauchereau dans<em> Les Nouvelles de l\u2019estampe<\/em>&nbsp;n\u00b0&nbsp;257 (2016)&nbsp;: \u00ab&nbsp;Pierre-feuille-ciseaux ou Le \u201cje\u201d comme exp\u00e9rience artistique&nbsp;\u00bb. En ligne&nbsp;: <a href=\"https:\/\/journals.openedition.org\/estampe\/435\">https:\/\/journals.openedition.org\/estampe\/435<\/a><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\"><a href=\"#sdfootnote2anc\">2<\/a> D\u00e8s les d\u00e9buts de Gorgonzola on retrouve des entretiens avec Mattt Konture puis Julie Doucet, passent ensuite entre les pages Blanquet, Lolm\u00e8de, Anne Vand Der Linden et  Yvang (qui s&rsquo;installe) puis Mike Diana, Anne Pakito Bolino, Richard Suicide, Olive, Placid, Matti Hagelberg&#8230; Et dans le n\u00b0 25 \u00e0 para\u00eetre arrivent Berend J. Vonk et Siris, la pok\u00e9chasse n&rsquo;a donc pas cess\u00e9e ??<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Il y a peu, j&rsquo;ai relu les trois num\u00e9ros de La Monstrueuse, et son impact sur moi a sembl\u00e9 \u00e9vident. 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