{"id":49,"date":"2020-03-18T21:16:28","date_gmt":"2020-03-18T20:16:28","guid":{"rendered":"http:\/\/maelrannou.fr\/envrac\/?p=49"},"modified":"2020-03-28T23:23:43","modified_gmt":"2020-03-28T22:23:43","slug":"la-bande-dessinee-quebecoise-france-quebec-mag-n180-aout-2017","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/maelrannou.fr\/envrac\/?p=49","title":{"rendered":"La bande dessin\u00e9e Qu\u00e9b\u00e9coise (France Qu\u00e9bec Mag n\u00b0180, ao\u00fbt 2017)"},"content":{"rendered":"\n<p><em>Reprise de l\u2019article publi\u00e9 par le magazine de l\u2019Association France-Qu\u00e9bec, dont je suis membre depuis plusieurs ann\u00e9es, longtemps inactif si ce n\u2019est par cet article publi\u00e9 il y a deux ans et demi (j&rsquo;ai d\u00e9cid\u00e9 de m&rsquo;y investir activement cette ann\u00e9e, en entrant au CA de Laval-Qu\u00e9bec, structure locale de l&rsquo;association dans ma ville). Depuis quelques petites choses ont chang\u00e9 : malheureusement La Mauvaise T\u00eate a cess\u00e9 sa production, de son c\u00f4t\u00e9 <a href=\"https:\/\/editionspowpow.com\/\">Pow Pow s\u2019est par contre largement d\u00e9velopp\u00e9<\/a>, avec un catalogue de plus en plus riche et essentiel (Lisez <\/em>Les Petits Gar\u00e7ons<em>, de Sophie B\u00e9dard !). La revue <\/em>Front froid<em> semble avoir cess\u00e9 ses activit\u00e9s en p\u00e9riodique <a href=\"https:\/\/frontfroid.com\">pour se consacrer \u00e0 l&rsquo;\u00e9dition d&rsquo;albums,<\/a> dans le m\u00eame esprit que la revue, quand <\/em><a href=\"https:\/\/revueplanches.com\/\">Planches <em>existe toujours apr\u00e8s une p\u00e9riode de flottement<\/em><\/a><em>, et affiche un beau programme pour l\u2019ann\u00e9e \u00e0 venir apr\u00e8s avoir co\u00e9dit\u00e9 son premier album en lien avec le festival de Montr\u00e9al. Ces r\u00e9serves pos\u00e9es, voici l\u2019article tel que publi\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/maelrannou.fr\/envrac\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2020\/03\/FQM-180-1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-50\" width=\"524\" height=\"713\" srcset=\"https:\/\/maelrannou.fr\/envrac\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2020\/03\/FQM-180-1.jpg 700w, https:\/\/maelrannou.fr\/envrac\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2020\/03\/FQM-180-1-220x300.jpg 220w\" sizes=\"auto, (max-width: 524px) 100vw, 524px\" \/><figcaption>Couverture du num\u00e9ro o\u00f9 l&rsquo;article a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>La Bande Dessin\u00e9e qu\u00e9b\u00e9coise (BDQ) est issue d\u2019une longue tradition graphique, notamment celle de la caricature anglo-saxonne. Ainsi, quand <em>Punch in Canada <\/em>para\u00eet en 1849, la premi\u00e8re revue d\u2019humour dessin\u00e9, souvent politique, du Qu\u00e9bec s\u2019inspire directement de son a\u00een\u00e9. S\u2019il ne dure que quelques num\u00e9ros, de nombreux autres magazines du m\u00eame type naissant, d\u00e9veloppant une approche graphique populaire. C\u2019est le 18&nbsp;ao\u00fbt 1909 qu\u2019un certain Morisette publie <em>Petit chien sauvage et savant<\/em> dans <em>Le Canard<\/em>, ce strip muet est la premi\u00e8re publication connue d\u2019un auteur qu\u00e9b\u00e9cois qui d\u00e9passe le dessin unique pour \u00eatre une vraie bande dessin\u00e9e [<em>NDA : Depuis, suite \u00e0 des \u00e9changes avec un historien de la BDQ, il s&rsquo;av\u00e8re que cette affirmation issue d&rsquo;un ouvrage de Mira Falardeau n&rsquo;a aucune r\u00e9alit\u00e9 historique, rien ne prouve que l&rsquo;auteur soit qu\u00e9b\u00e9cois ni m\u00eame qu&rsquo;il s&rsquo;appelle Morisette !<\/em>]. Par la suite, plusieurs auteurs se d\u00e9marquent dans la presse g\u00e9n\u00e9raliste, souvent pour des pages d\u2019humour \u00e0 la mani\u00e8re des journaux \u00e9tasuniens. Parmi eux, Alb\u00e9ric Bourgeois cr\u00e9\u00e9 <em>Timoth\u00e9e<\/em> pour <em>La Patrie<\/em>, s\u00e9rie au long cours ou des bulles sont utilis\u00e9s d\u00e8s 1904, une premi\u00e8re dans la BD francophone&nbsp;! Mais malgr\u00e9 ces d\u00e9buts prometteurs, la concurrence am\u00e9ricaine \u2013&nbsp;ou un syst\u00e8me de vente de strips centralis\u00e9s par journaux et \u00e9tats permet de faire largement baisser les co\u00fbts&nbsp;\u2013 balaie rapidement la cr\u00e9ation locale\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>La BDQ traverse alors une\nlongue p\u00e9riode de disettes. Bien s\u00fbr des productions existent,\nprincipalement des s\u00e9ries hagiographiques catholiques\u2026 La Soci\u00e9t\u00e9\nSaint-Jean-Baptiste publie des contes, des revues sp\u00e9cialis\u00e9es sont\npubli\u00e9es par la JEC, Fides sort quelques albums\u2026 Mais le but est\npurement didactique et cela se poursuit jusqu\u2019\u00e0 l\u2019apr\u00e8s-guerre.\nUne exception notable, celle d\u2019On\u00e9sime, par Albert Chartier. Ce\npersonnage, extr\u00eamement connu outre-Atlantique, mais quasi inconnu\nici, est publi\u00e9 pour en 1943 dans le <em>Bulletin des Agriculteurs du\nQu\u00e9bec<\/em>. Tr\u00e8s lue, cette revue professionnelle accueillera les\naventures de ce gentil na\u00eff jusqu\u2019en 2002, avec plus de 600\nplanches \u00e0 son actif&nbsp;! Pour beaucoup de Qu\u00e9b\u00e9cois, il s\u2019agit\nde la seule cr\u00e9ation locale d\u2019un niveau \u00e9quivalent aux magazines\neurop\u00e9ens. Chartier est \u00e9galement des ann\u00e9es durant un des seuls\nauteurs qu\u00e9b\u00e9cois \u00e0 vivre de la BD. \n<\/p>\n\n\n\n<p>En 1968, alors que des\nmagazines comme <em>Spirou<\/em> ou <em>Tintin<\/em> traversent l\u2019oc\u00e9an\n(de mani\u00e8re parfois al\u00e9atoire), la vague contre-culturelle mondiale\ntouche \u00e9videmment le Qu\u00e9bec, qui est lui-m\u00eame en pleine mutation\net \u00ab&nbsp;r\u00e9volution tranquille&nbsp;\u00bb. Le groupe Chiendent, men\u00e9\npar le po\u00e8te Claude Haffely et des plasticiens contemporains, tente\nde monter un groupement \u00e0 l\u2019am\u00e9ricaine pour placer ses bandes\ndans la presse qu\u00e9b\u00e9coise. Quelques-unes paraissent, mais le\ncontenu radical d\u00e9sar\u00e7onne et les auteurs vaquent \u00e0 d\u2019autres\noccupations tout en marquant durablement les lecteurs. De nombreux\nfanzines naissent, Jacques Hurtubise et son <em>Hydroc\u00e9phale illustr\u00e9<\/em>\n(1971) cr\u00e9ent le comics-book Capitaine K\u00e9bec, puis il lance <em>Croc<\/em>\nen 1979, magazine d\u2019humour inspir\u00e9 de <em>Pilote<\/em> qui sera leur\npremier vrai succ\u00e8s. 189 num\u00e9ros paraissent, jusqu\u2019en 1995,\npubliant les premiers travaux d\u2019auteurs majeurs comme Fournier &amp;\nGodbout (Michel Risque) ou Jean-Paul Eid. Il ne s\u2019agit cependant\npas que de BD, mais aussi beaucoup d\u2019humour, d\u2019actualit\u00e9s\u2026\nHurtubise lance donc une revue de grande qualit\u00e9 nomm\u00e9e <em>Titanic<\/em>,\nexclusivement consacr\u00e9e \u00e0 la BD, en 1983. Mais c\u2019est un \u00e9chec,\nun fanzine underground nomm\u00e9 <em>Iceberg<\/em> na\u00eet m\u00eame en\nopposition amus\u00e9e&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/maelrannou.fr\/envrac\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2020\/03\/1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-52\" width=\"654\" height=\"289\" srcset=\"https:\/\/maelrannou.fr\/envrac\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2020\/03\/1.jpg 742w, https:\/\/maelrannou.fr\/envrac\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2020\/03\/1-300x133.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 654px) 100vw, 654px\" \/><figcaption>Trois g\u00e9n\u00e9rations de revues qu\u00e9b\u00e9coises consacr\u00e9es ou laissant grande place \u00e0 la bande dessin\u00e9e.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Il reste que <em>Croc<\/em> permet une vague de professionnalisation sans pr\u00e9c\u00e9dent, et s\u2019il cantonne \u00e0 l\u2019humour le magazine ancre l\u2019id\u00e9e qu\u2019une BDQ est possible. De tr\u00e8s nombreux fanzines se cr\u00e9ent, ainsi que des petites maisons d\u2019\u00e9dition osant la BD (Kami Case, Zone convective, Mille-\u00celes\u2026), et une revue d\u2019humour dessin\u00e9e concurrente, <em>Safarir<\/em>, qui vivra jusqu\u2019au milieu des ann\u00e9es&nbsp;2000, mais l\u00e0 aussi sans \u00eatre exclusivement centr\u00e9 sur la BD et en s\u2019\u00e9loignant de la satire propre \u00e0 <em>Croc<\/em>. <em>Safarir<\/em> est un des rares exemples de revue qu\u00e9b\u00e9coise ayant tent\u00e9 de percer sur le march\u00e9 europ\u00e9en puis \u00c9tats-Uniens avec des publications sp\u00e9cifiques, mais l\u2019\u00e9chec est patent dans les deux cas.  <\/p>\n\n\n\n<p>La deuxi\u00e8me moiti\u00e9 des 80&rsquo;s voient aussi appara\u00eetre les travaux Julie Doucet et Sylvie Rancourt. Ces deux autrice, relativement \u00e9loign\u00e9es du milieu de la BDQ et dont les travaux ne se croisent pas, ont la sp\u00e9cificit\u00e9 \u2013 outre d\u2019\u00eatre des femmes, chose assez rare \u00e0 l\u2019\u00e9poque \u2013, de pratiquer l\u2019autobiographie et l\u2019auto-\u00e9dition. Longtemps elles seront parmi les plus c\u00e9l\u00e8bres repr\u00e9sentants du 9<sup>e<\/sup> art qu\u00e9b\u00e9cois hors des fronti\u00e8res. Julie Doucet s\u2019impose rapidement comme une pionni\u00e8re de la BD underground francophone et est publi\u00e9e en France d\u00e8s les d\u00e9buts de L\u2019Association, maison d\u2019\u00e9dition majeure du renouveau des 90&rsquo;s. Elle raconte ses r\u00eaves, sa vie de femme, son quotidien\u2026 Sans pudeur et loin des conventions avec un dessin volontiers <em>trash<\/em>. De son c\u00f4t\u00e9 Sylvie Rancourt raconte, sans savoir sp\u00e9cialement dessiner, son quotidien de strip-teaseuse et vend ses BD dans les bo\u00eetes o\u00f9 elle danse, avant qu\u2019elles soient reprises et commercialis\u00e9es, notamment au USA&nbsp;! Les sp\u00e9cificit\u00e9s propres \u00e0 ces autrices cultes sont une particularit\u00e9 inexplicable \u2013&nbsp;la raison la plus logique est qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un hasard&nbsp;\u2013 de la BDQ.<\/p>\n\n\n\n<p>Les ann\u00e9es&nbsp;90\nvoient donc une g\u00e9n\u00e9ration d\u2019auteurs arriver apr\u00e8s des ann\u00e9es\nstimulantes, o\u00f9 le march\u00e9 reste tr\u00e8s contraint par les productions\nfranco-belges et am\u00e9ricaines, mais o\u00f9 une carri\u00e8re d\u2019auteur est\npossible. Cela permettra l\u2019\u00e9mergence de structures plus fortes et\nde tout un tissu alliant auteurs, \u00e9diteurs, librairies\u2026 Les\n\u00e9ditions La Past\u00e8que se cr\u00e9ent en 1998, M\u00e9canique g\u00e9n\u00e9rale est\nfond\u00e9 par l\u2019auteur-libraire Jimmy Beaulieu \u00e0 peu pr\u00e8s \u00e0 la m\u00eame\n\u00e9poque\u2026 Des fanzines puis des livres, permettant de concr\u00e9tiser\ndes travaux aper\u00e7us depuis des ann\u00e9es&nbsp;: Beno\u00eet Joly, Pascal\nGirard, Luc Giard\u2026 La long\u00e9vit\u00e9 de ces structures permet de voir\ndiff\u00e9rentes g\u00e9n\u00e9rations r\u00e9unies. En m\u00eame temps qu\u2019ils\nrepublient des auteurs underground, comme Siris, ou de jeunes auteurs\nlors de l\u2019av\u00e8nement des blogs BD (Iris, Zviane\u2026), ils se lancent\ndans des travaux patrimoniaux&nbsp;: Fournier &amp; Godbout,\nJean-Paul Eid ou Albert Chartier retrouvent le chemin des\nlibrairies&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"353\" height=\"395\" src=\"https:\/\/maelrannou.fr\/envrac\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2020\/03\/2-1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-55\" srcset=\"https:\/\/maelrannou.fr\/envrac\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2020\/03\/2-1.jpg 353w, https:\/\/maelrannou.fr\/envrac\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2020\/03\/2-1-268x300.jpg 268w\" sizes=\"auto, (max-width: 353px) 100vw, 353px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s une longue p\u00e9riode de gestation li\u00e9e \u00e0 un environnement tr\u00e8s peu protecteur, la production de BD qu\u00e9b\u00e9coise a su s\u2019affirmer et se rendre incontournable. Si pour beaucoup d\u2019auteurs le Graal reste de percer en Europe (le march\u00e9 francophone qu\u00e9b\u00e9cois restant tr\u00e8s restreint), la simplification des communications facilite largement les \u00e9changes. Ainsi <em>Paul \u00e0 Qu\u00e9bec<\/em>, autobiographie de Michel Rabagliati ancr\u00e9e dans son territoire, a obtenu le prix du Public \u00e0 Angoul\u00eame en 2010 quand Guy Delisle a, lui, remport\u00e9 le Fauve d\u2019Or en avec ses <em>Chroniques de J\u00e9rusalem<\/em> en 2012. Du c\u00f4t\u00e9 des ados<em> Les Nombrils<\/em>, des Sherbrookois Delaf et Dubuc, para\u00eet dans <em>Spirou<\/em> et est une des s\u00e9ries les plus populaires des ados fran\u00e7ais. Une r\u00e9alit\u00e9 montrant bien que la BDQ peut percer de mani\u00e8re totalement autonome, au-del\u00e0 du pittoresque.<\/p>\n\n\n\n<p>Parall\u00e8lement \u00e0 ces structures historiques et \u00e0 ces auteurs au CV d\u00e9j\u00e0 bien long voyant leurs carri\u00e8res r\u00e9compens\u00e9es, une effervescence est encore en cours&nbsp;: de nombreux festivals, prix, formations\u2026 se cr\u00e9ent. L\u2019\u00e9diteur Gl\u00e9nat a m\u00eame cr\u00e9\u00e9 une fili\u00e8re sp\u00e9ciale, \u00ab&nbsp;Gl\u00e9nat Qu\u00e9bec&nbsp;\u00bb, pour rep\u00e9rer les talents locaux, associ\u00e9s \u00e0 la force de frappe d\u2019une des plus grosses maisons d\u2019\u00e9dition fran\u00e7aise. Enfin, de nombreuses structures se cr\u00e9ent, comme les maisons d\u2019\u00e9dition Pow Pow et La Mauvaise T\u00eate, lanc\u00e9e par des auteurs, qui pr\u00e9sentent les travaux de la jeune garde qu\u00e9b\u00e9coise sous des graphismes magnifiques (Michel Hellman, Vincent Giard, Luc Boss\u00e9, Zviane\u2026). Du c\u00f4t\u00e9 des revues, on peut saluer deux initiatives m\u00e9ritant particuli\u00e8rement d\u2019\u00eatre soulign\u00e9es&nbsp;: <em>Front Froid<\/em>, consacr\u00e9e \u00e0 la BD de genre, axe original permettant de mettre en lumi\u00e8re des auteurs au style plus r\u00e9aliste dans des formats courts, et <em>Planches<\/em>, lanc\u00e9e voici trois ans pour promouvoir des auteurs qu\u00e9b\u00e9cois de tous styles. Si aujourd\u2019hui l\u2019objet de <em>Planches<\/em> a un peu \u00e9volu\u00e9, la revue comporte toujours de nombreux auteurs locaux et met en avant cette production dans de longs dossiers r\u00e9v\u00e9lant par la publication comme l&rsquo;analyse la richesse de la production qu\u00e9b\u00e9coise.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Reprise de l\u2019article publi\u00e9 par le magazine de l\u2019Association France-Qu\u00e9bec, dont je suis membre depuis plusieurs ann\u00e9es, longtemps inactif si ce n\u2019est par cet article publi\u00e9 il y a deux ans et demi (j&rsquo;ai d\u00e9cid\u00e9 de m&rsquo;y investir activement cette ann\u00e9e, en entrant au CA de Laval-Qu\u00e9bec, structure locale de l&rsquo;association dans ma ville). Depuis &hellip; <\/p>\n<p class=\"link-more\"><a href=\"https:\/\/maelrannou.fr\/envrac\/?p=49\" class=\"more-link\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\"> de &laquo;&nbsp;La bande dessin\u00e9e Qu\u00e9b\u00e9coise (France Qu\u00e9bec Mag n\u00b0180, ao\u00fbt 2017)&nbsp;&raquo;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[14,15],"tags":[6,2,4,7,3],"class_list":["post-49","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-articles","category-publication-papier","tag-bande-dessinee","tag-bd","tag-bdq","tag-histoire","tag-quebec"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/maelrannou.fr\/envrac\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/49","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/maelrannou.fr\/envrac\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/maelrannou.fr\/envrac\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/maelrannou.fr\/envrac\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/maelrannou.fr\/envrac\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=49"}],"version-history":[{"count":8,"href":"https:\/\/maelrannou.fr\/envrac\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/49\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":78,"href":"https:\/\/maelrannou.fr\/envrac\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/49\/revisions\/78"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/maelrannou.fr\/envrac\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=49"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/maelrannou.fr\/envrac\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=49"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/maelrannou.fr\/envrac\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=49"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}