{"id":604,"date":"2023-10-28T15:42:40","date_gmt":"2023-10-28T13:42:40","guid":{"rendered":"https:\/\/maelrannou.fr\/envrac\/?p=604"},"modified":"2023-10-28T15:47:50","modified_gmt":"2023-10-28T13:47:50","slug":"la-bd-quebecoise-au-fibd-2023-rencontre-avec-eloise-marseille","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/maelrannou.fr\/envrac\/?p=604","title":{"rendered":"La BD qu\u00e9b\u00e9coise au FIBD 2023 : Rencontre avec Julie Delporte, par Natacha Czornyj-B\u00e9hal"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"has-black-color has-text-color\">Le FIBD 2023 a \u00e9t\u00e9 riche pour la bande dessin\u00e9e qu\u00e9b\u00e9coise, forc\u00e9ment puisque sa pr\u00e9sidente \u00e9tait Julie Doucet. J\u2019ai pu, \u00e0 titre personnel, animer une rencontre avec elle, Obom, Marc Tessier, Siris et Julie Delporte, c\u2019\u00e9tait particuli\u00e8rement fort et \u00e9mouvant. Mais le festival a accueilli nombre d\u2019autres rencontres, parfois plus intimes dans leurs espaces, avec des autrices (en l\u2019occurrence) plus \u00e9mergentes. Travaillant pour la CIBDI je n\u2019ai pas pu y assister mais Natacha Czornyj-B\u00e9hal, petite reportrice qui commence \u00e0 \u00eatre rep\u00e9r\u00e9e dans les trav\u00e9es des festivals o\u00f9 nous nous promenons, les a pris en note. Et ces comptes-rendus me sont directement utiles pour ma th\u00e8se (dont la r\u00e9daction explique une relative absence ici), j\u2019imagine sans mal qu\u2019ils puissent l\u2019\u00eatre pour d\u2019autres. Voici donc le premier, qui revient sur une rencontre avec Julie Delporte, dont j\u2019ai d\u00e9j\u00e0 <a href=\"https:\/\/maelrannou.fr\/envrac\/?p=527\" data-type=\"link\" data-id=\"maelrannou.fr\/envrac\/?p=527\">plusieurs fois parl\u00e9 ici<\/a> et dont je reparlerai sans nul doute encore&nbsp;! Suivra un autre compte-rendu, avec \u00c9lo\u00efse Marseille cette fois (publi\u00e9e chez le m\u00eame \u00e9diteur).<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"337\" src=\"https:\/\/maelrannou.fr\/envrac\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2023\/07\/bandeau-delporte-1024x337.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-528\" srcset=\"https:\/\/maelrannou.fr\/envrac\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2023\/07\/bandeau-delporte-1024x337.jpg 1024w, https:\/\/maelrannou.fr\/envrac\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2023\/07\/bandeau-delporte-300x99.jpg 300w, https:\/\/maelrannou.fr\/envrac\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2023\/07\/bandeau-delporte-768x253.jpg 768w, https:\/\/maelrannou.fr\/envrac\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2023\/07\/bandeau-delporte-1536x506.jpg 1536w, https:\/\/maelrannou.fr\/envrac\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2023\/07\/bandeau-delporte.jpg 1834w\" sizes=\"auto, (max-width: 767px) 89vw, (max-width: 1000px) 54vw, (max-width: 1071px) 543px, 580px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-black-color has-text-color\"><em><strong>Un corps \u00e0 soi.e<\/strong><\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color\">Entre 11h et 12h le vendredi 27 janvier 2023, 2<sup>\u00e8me<\/sup> jour de la 50<sup>e<\/sup> \u00e9dition du FIBD, la d\u00e9j\u00e0 si fi\u00e9vreuse ville d\u2019Angoul\u00eame accueillait au Forum ouvert et vibrant du Nouveau Monde l\u2019autrice Julie Delporte, artiste fran\u00e7aise expatri\u00e9e au Qu\u00e9bec aux expressions multidisciplinaires.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color\">Cette rencontre, anim\u00e9e par Fran\u00e7ois Poudevigne, \u00e9tait en particulier tourn\u00e9e vers le dernier album paru de l\u2019artiste, entre autres dessinatrice, graveuse et c\u00e9ramiste, en janvier 2023 pour la France, <em>Corps vivante<\/em>, et + largement, vers la texture autobiographique de ses cr\u00e9ations. <em>Corps vivante<\/em> a dans ce sens d\u2019embl\u00e9e \u00e9t\u00e9 inscrite dans le sillage de <em>Moi aussi je voulais l\u2019emporter<\/em> (Montr\u00e9al, 2017) et du<em> Journal<\/em> de l\u2019autrice, d\u2019abord \u00e9dit\u00e9 chez L\u2019Agrume (Paris, 2014 \u2013 Koyama Press, Toronto, 2013), \u00e9diteur de litt\u00e9rature graphique &amp; jeunesse, puis aux \u00e9ditions Pow Pow (Montr\u00e9al, 2020), fond\u00e9es par l\u2019auteur Luc Boss\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color\">Mi-r\u00e9cit mi-essai qui retrace un moment de la sexualit\u00e9 de l\u2019autrice, \u00ab&nbsp;la ligne de [s]on devenir lesbien&nbsp;\u00bb, <em>Corps vivante<\/em> continue d\u2019\u00e9paissir le trait du<em> Journal<\/em>, fil de funambule sur lequel l\u2019intime reste r\u00e9solument politique, &#8211; articulation d\u00e9finie \u00e0 l\u2019occasion de cette rencontre comme proprement f\u00e9ministe -, et ainsi, comprend toujours une part de risque. En l\u2019occurrence, cette couleur militante trouvait pleinement sa r\u00e9sonnance dans cette 50<sup>e<\/sup> \u00e9dition du festival, plac\u00e9e sous le patronage prodigieusement foisonnant et dynamitant de Julie Doucet, d\u00e9finie comme une des premi\u00e8res autrices \u00e0 avoir dit que le milieu de la bande dessin\u00e9e \u00e9tait un univers machiste. Cette rencontre avec Julie Delporte a ainsi permis de r\u00e9fl\u00e9chir aux relations entre les \u0153uvres autobiographiques de la jeune autrice, situ\u00e9es entre continuit\u00e9 et discontinuit\u00e9, mais aussi \u00e0 l\u2019incidence cr\u00e9atrice de ses m\u00e8res et s\u0153urs dans l\u2019\u00e9criture. En effet, Julie Delporte s\u2019est tr\u00e8s t\u00f4t dans cette rencontre affirm\u00e9e dans son besoin de r\u00e9cits des autres pour se construire et comme cr\u00e9atrice de livres qu\u2019elle aimerait elle-m\u00eame lire. Son statut d\u2019autrice n\u2019a donc jamais \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s loin dans son discours, de celui, profond\u00e9ment humble et nourrissant, de lectrice &#8211; fonction aussi assum\u00e9e dans le cas de son \u0153uvre par Mirion Malle et l\u2019autrice du <em>Drap blanc<\/em>, C\u00e9line Huyghebaert.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color\">Repla\u00e7ant <em>Corps vivante<\/em> dans sa pleine dimension autobiographique, Fran\u00e7ois Poudevigne a d\u2019abord envisag\u00e9 l\u2019autobiographie, non pas uniquement comme contenant du r\u00e9sultat d\u2019une construction individuelle, mais comme lieu o\u00f9 peut justement se faire cette construction. Aussi la question a-t-elle \u00e9t\u00e9 pour commencer de savoir si <em>Corps vivante<\/em> avait particip\u00e9 de cette \u00e9laboration personnelle. En l\u2019occurrence, si Julie Delporte a d\u2019abord pens\u00e9 <em>Corps vivante<\/em> comme r\u00e9ponse \u00e0 une volont\u00e9 d\u2019explication, &#8211; alors que les pages de <em>Moi aussi je voulais l\u2019emporter<\/em> seraient davantage performatives -, l\u2019autrice consid\u00e8re aujourd\u2019hui que le processus d\u2019\u00e9criture de cette \u0153uvrea aussi jou\u00e9 un r\u00f4le dans sa construction personnelle. + particuli\u00e8rement, si elle se dit affranchie de cette injonction \u00e0 \u00eatre une femme telle que les canons l\u2019imposent, l\u2019\u00e9criture de <em>Corps vivante<\/em> l\u2019a aussi amen\u00e9e \u00e0 s\u2019interroger sur son identit\u00e9 <em>queer<\/em>, comme s\u2019il n\u2019\u00e9tait d\u00e9cid\u00e9ment pas possible d\u2019\u00e9chapper au sentiment d\u2019imposture. L\u2019\u00e9criture autobiographique est par cons\u00e9quent apparue \u00e0 l\u2019occasion de cette rencontre, aussi belle que n\u00e9cessaire, dans sa vertu autant euristique que r\u00e9paratrice.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color\">C\u2019est alors que s\u2019est pos\u00e9e logiquement la question de la facture de l\u2019\u0153uvre, et en particulier, de son genre et de sa langue. L\u2019autrice a alors d\u00e9fini <em>Corps vivante<\/em> comme relevant de l\u2019autoth\u00e9orie, et s\u2019est par l\u00e0-m\u00eame situ\u00e9e dans la lign\u00e9e de l\u2019autrice des <em>Argonautes <\/em>(2015), Maggie Nelson, qui utilise ce mot-valise pour d\u00e9signer une forme de non-fiction qui m\u00eale autobiographie et th\u00e9orie critique. Aussi la question de l\u2019accord au f\u00e9minin dans le titre, qui finit par <em>l\u2019emporter<\/em>, a-t-elle \u00e0 nouveau articul\u00e9 l\u2019intime au politique et au critique. Si cette position militante par la langue n\u2019\u00e9tait pas pens\u00e9e \u00e0 priori par l\u2019autrice, celle-ci reconna\u00eet le sens de sa pr\u00e9sence, m\u00eame si ce choix ne trouve pas forc\u00e9ment dans l\u2019absolu le m\u00eame \u00e9cho selon les publics. En effet, l\u2019\u00e9criture inclusive et \u00e9pic\u00e8ne avance bien au Qu\u00e9bec, \u00e0 l\u2019inverse de la France, o\u00f9 on sent une r\u00e9sistance, m\u00eame si Julie Delporte ne per\u00e7oit aucune diff\u00e9rence marqu\u00e9e entre les r\u00e9ceptions de son \u0153uvre en Am\u00e9rique du Nord et en Europe.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"775\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/maelrannou.fr\/envrac\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2023\/10\/lesb1-775x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-605\" style=\"aspect-ratio:0.7568359375;width:404px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/maelrannou.fr\/envrac\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2023\/10\/lesb1-775x1024.jpg 775w, https:\/\/maelrannou.fr\/envrac\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2023\/10\/lesb1-227x300.jpg 227w, https:\/\/maelrannou.fr\/envrac\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2023\/10\/lesb1-768x1014.jpg 768w, https:\/\/maelrannou.fr\/envrac\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2023\/10\/lesb1.jpg 936w\" sizes=\"auto, (max-width: 767px) 89vw, (max-width: 1000px) 54vw, (max-width: 1071px) 543px, 580px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color\">Fran\u00e7ois Poudevigne a ensuite interrog\u00e9 ce paradoxe de l\u2019\u0153uvre, qui \u00e9crit sur la violence tout en relevant d\u2019apr\u00e8s lui d\u2019une \u00e9criture de l\u2019\u00e9quilibre et de la s\u00e9r\u00e9nit\u00e9&nbsp;: a-t-il donc fallu n\u00e9gocier avec la col\u00e8re&nbsp;? Si elle affirme que l\u2019\u00e9criture s\u2019est d\u00e9velopp\u00e9e sans col\u00e8re, Julie Delporte a conscience que le discours familial a amu\u00ef sa parole, qu\u2019il s\u2019est alors agi avec cette \u0153uvre de r\u00e9investir pour pleinement la faire vibrer. Il demeure que c\u2019est non lors de l\u2019\u00e9criture mais lors de la relecture de son texte qu\u2019elle s\u2019\u00e9meut de ce qu\u2019elle a v\u00e9cu et qui fait qu\u2019elle pense beaucoup \u00e0 la r\u00e9ception de ses \u0153uvres, qu\u2019elle souhaite b\u00e9n\u00e9fique et th\u00e9rapeutique. Cette r\u00e9flexion sur une reconqu\u00eate n\u00e9cessaire par la langue et la voix a \u00e9t\u00e9 l\u2019occasion de r\u00e9f\u00e9rer \u00e0 la r\u00e9flexion de Monique Wittig sur le <em>male gaze<\/em>, qui \u00e9voque le fantasme masculin du lesbianisme comme l\u2019ultime r\u00e9cup\u00e9ration car fait d\u2019une invasion par les hommes d\u2019un lieu o\u00f9 ils ne sont pr\u00e9cis\u00e9ment pas. Il s\u2019agit donc avec cette \u0153uvre de r\u00e9cup\u00e9rer et un espace et un corps.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color\">Cette r\u00e9appropriation du corps et de sa vitalit\u00e9 propre s\u2019est aussi nourrie au sein d\u2019un travail graphique qui pourrait \u00eatre dit d\u2019<em>absorption<\/em>. En effet, Julie Delporte avait d\u2019abord commenc\u00e9 pour <em>Corps vivante<\/em> \u00e0 dessiner des tissus, \u00e0 mon avis motif \u00e0 m\u00eame d\u2019exprimer la porosit\u00e9 des mati\u00e8res qui s\u2019imbibent, comme c\u2019est le cas de la langue, n\u00e9cessairement impr\u00e9gn\u00e9e et nourrie d\u2019une position face au monde. Finalement, Julie Delporte a fait le choix de redessiner des photographies, en particulier beaucoup de paysages et de v\u00e9g\u00e9taux, et ne savait pas vraiment quelles images iraient avec quels mots. L\u2019autrice voit ainsi dans <em>Corps vivante<\/em> un film exp\u00e9rimental, inattendument performatif, dans lequel les mots agiraient comme une voix off. La reconqu\u00eate du corps par le v\u00e9g\u00e9tal est pass\u00e9e + sp\u00e9cifiquement par l\u2019emploi d\u2019un certain type de crayon, tr\u00e8s gras et sensuel, qui appara\u00eet \u00e0 l\u2019autrice comme un corps dans le dessin. Aussi, si son <em>Journal <\/em>d\u00e9veloppait l\u2019esth\u00e9tique du carnet en se fondant sur la pratique du collage, <em>Corps vivant<\/em>e est le fait d\u2019une autrice + confiante dans sa capacit\u00e9 \u00e0 dessiner et la capacit\u00e9 de son \u0153il \u00e0 regarder le monde et appr\u00e9hender le vertige prodigieux de ses d\u00e9tails, et + avanc\u00e9e encore dans sa reconstruction individuelle.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color\">Profond\u00e9ment soucieuse de la r\u00e9ception que l\u2019on peut faire de son \u0153uvre, Julie Delporte apprendra \u00e0 l\u2019audience \u00e0 la suite d\u2019une question pos\u00e9e par une auditrice, que c\u2019est parce qu\u2019une enseignante ne pouvait pas faire \u00e9tudier \u00e0 sa classe <em>Corps vivante<\/em>, une \u0153uvre sans pagination, qu\u2019elle a finalement d\u00e9cid\u00e9 d\u2019y introduire cette convention pour en permettre l\u2019\u00e9tude. Ainsi donc, si <em>Corps vivante<\/em> rompt quelque peu avec l\u2019esth\u00e9tique du carnet et de ses traces de doigts et de scotch caract\u00e9ristiques du <em>Journal<\/em> et de <em>Moi aussi je voulais l\u2019emporter<\/em>, l\u2019\u0153uvre porte malgr\u00e9 tout l\u2019empreinte de ses lecteurices et reste donc, elle pourtant d\u00e9j\u00e0 si intens\u00e9ment cr\u00e9ative, un drap blanc \u00e0 toujours sculpter et graisser de couleurs, pour reprendre, chacune, et dire le corps qui nous appartient.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"676\" src=\"https:\/\/maelrannou.fr\/envrac\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2023\/10\/delporte-1024x676.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-607\" srcset=\"https:\/\/maelrannou.fr\/envrac\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2023\/10\/delporte-1024x676.jpg 1024w, https:\/\/maelrannou.fr\/envrac\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2023\/10\/delporte-300x198.jpg 300w, https:\/\/maelrannou.fr\/envrac\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2023\/10\/delporte-768x507.jpg 768w, https:\/\/maelrannou.fr\/envrac\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2023\/10\/delporte.jpg 1515w\" sizes=\"auto, (max-width: 767px) 89vw, (max-width: 1000px) 54vw, (max-width: 1071px) 543px, 580px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color\">Toutes les images (hormis le bandeau avec les couvertures) sont extraites de <em>Corps vivante,<\/em> Pow Pow, 2022.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le FIBD 2023 a \u00e9t\u00e9 riche pour la bande dessin\u00e9e qu\u00e9b\u00e9coise, forc\u00e9ment puisque sa pr\u00e9sidente \u00e9tait Julie Doucet. 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