{"id":81,"date":"2020-04-30T16:06:56","date_gmt":"2020-04-30T14:06:56","guid":{"rendered":"http:\/\/maelrannou.fr\/envrac\/?p=81"},"modified":"2020-04-30T16:58:47","modified_gmt":"2020-04-30T14:58:47","slug":"notes-techniques-dun-apprenti-journaliste-jade-200u-nos-amis-les-medias-septembre-2009","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/maelrannou.fr\/envrac\/?p=81","title":{"rendered":"Notes techniques d&rsquo;un apprenti journaliste (Jade 200U &#8211; Nos amis les m\u00e9dias ?, septembre 2009)"},"content":{"rendered":"\n<p><strong><a href=\"https:\/\/issuu.com\/6pieds\/docs\/jade_u_630_456_200_606_320_108\">L&rsquo;int\u00e9grale des num\u00e9ros de Jade a \u00e9t\u00e9 mise en ligne par 6 pieds sous terre<\/a>. J&rsquo;avais eu le plaisir d&rsquo;y entrer par ce texte, qui a bien des d\u00e9fauts (ha, la folie donneuse de le\u00e7on de la jeunesse ! Oui je sais, toujours, mais pas pareil) mais qui me semble \u00e0 vrai dire plut\u00f4t vrai. Depuis je me suis coll\u00e9 \u00e0 de la chronique alimentaire et que je comprends un peu mieux que quand on en vit, il faut bien manger. Je suis depuis revenu \u00e0 un autre m\u00e9tier que j&rsquo;appr\u00e9cie bien plus de faire de mani\u00e8re alimentaire et n&rsquo;\u00e9cris donc que si envie, ce qui est bien (et ne m&#8217;emp\u00eache pas d(accepter des commandes int\u00e9ressantes).<br>Le texte \u00e9tait paru dans le Jade 200U sur le th\u00e8me \u00ab\u00a0Nos amis les m\u00e9dias ?\u00a0\u00bb, j&rsquo;avais eu la surprise de le voir pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 d&rsquo;une BD de Gilles Rochier, auteur des si recommandables <em>Les<\/em> <em>Fr\u00e8res<\/em> <em>Cracra<\/em>, <em>Dernier<\/em> <em>\u00e9tage<\/em>, <em>Temps<\/em> <em>Mort<\/em>, <em>Ta m\u00e8re la pute<\/em>, <em>Solo<\/em>&#8230; Il racontait notre rencontre pour Du9 et a accept\u00e9 que je reproduise ici la bande dessin\u00e9e en introduction, merci \u00e0 luit (<a href=\"https:\/\/www.instagram.com\/gillesrochier\">son instragram est l\u00e0<\/a>).<br>J&rsquo;avais trouv\u00e9 \u2013\u00a0outre que je l&rsquo;\u00e9tonnement d&rsquo;\u00eatre repr\u00e9sent\u00e9 en aust\u00e8re tr\u00e8s calme \u2013 qu&rsquo;il exag\u00e9rait un peu avec sa question \u00e0 rallonge qui n&rsquo;en est pas une, pour le ressort comique. Seulement, apr\u00e8s v\u00e9rification sur <a href=\"https:\/\/www.du9.org\/entretien\/gilles-rochier\/\">l&rsquo;entretien retranscrit que l&rsquo;on trouve ici<\/a>, il s&rsquo;agissait d&rsquo;un pur copi\u00e9\/coll\u00e9. Hum.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"627\" height=\"867\" src=\"https:\/\/maelrannou.fr\/envrac\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2020\/04\/rochier1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-110\" srcset=\"https:\/\/maelrannou.fr\/envrac\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2020\/04\/rochier1.jpg 627w, https:\/\/maelrannou.fr\/envrac\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2020\/04\/rochier1-217x300.jpg 217w\" sizes=\"auto, (max-width: 627px) 100vw, 627px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/maelrannou.fr\/envrac\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2020\/04\/rochier2.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-111\" width=\"627\" height=\"867\"\/><figcaption>Un Gilles Rochier visiblement traumatis\u00e9, 2009.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Jeune passionn\u00e9 de Bande Dessin\u00e9e, j&rsquo;ai pu, au fil des ans, m&rsquo;essayer \u00e0 la critique. Timidement d&rsquo;abord au sein de la revue <em>Comix Club<\/em>, dont je suis devenu un collaborateur r\u00e9gulier, puis \u00e0 travers des chroniques sur le site <em>Du9<\/em>, jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;animation \u00e0 la rentr\u00e9e d&rsquo;une \u00e9mission radio bimensuelle consacr\u00e9 \u00e0 ce m\u00e9dium. Durant ces ann\u00e9es j&rsquo;ai eu l&rsquo;occasion de fr\u00e9quenter un certain nombre d&rsquo;expo, galeries, conf\u00e9rences de presse, festivals&#8230; et de pouvoir par la m\u00eame occasion en admirer la faune&#8230; Ce qui suit n&rsquo;est pas un syst\u00e8me th\u00e9orique&nbsp;: il s\u2019agit de simple notes et observations tir\u00e9es de cette exp\u00e9rience modeste, mais parfois \u00e9difiante.<\/p>\n\n\n\n<p>\t1\u00b0)\n Le terme de Journaliste en Bande Dessin\u00e9e porte en lui-m\u00eame un\nparadoxe fort. En effet, ceux qui traitent le mieux du m\u00e9dium sont\nrarement officiellement journalistes (ils n&rsquo;ont pas de carte de\npresse), alors que des journalistes asserment\u00e9s se transforment bien\nsouvent en simples reproducteurs de services de presse&#8230; Le travail\nv\u00e9ritable sur ce m\u00e9dium vient g\u00e9n\u00e9ralement de sites et revues\nsp\u00e9cialis\u00e9es,\ndont les contributeurs sont amateurs, dans les deux sens du terme :\nils aiment ce dont ils parlent \u2013\net le connaissent donc bien \u2013\net ne sont pas r\u00e9tribu\u00e9s\npour leurs travaux. Bien souvent d&rsquo;ailleurs, ce b\u00e9n\u00e9volat garantit\nune approche plus sinc\u00e8re.\nAinsi, m\u00eame\ndes sites de tendance mainstream, d\u00e9fendant\nune conception r\u00e9trograde\nou purement commerciale de la bande dessin\u00e9e comptent parmi leurs\nr\u00e9dacteurs\ndes gens passionn\u00e9s\n(dont la d\u00e9marche est d&rsquo;une grande sinc\u00e9rit\u00e9), qui ont le m\u00e9rite\nde savoir ce dont ils parlent. Ce qui parait \nrarement\n\u00eatre le cas hors de la presse sp\u00e9cialis\u00e9e.\n\n<\/p>\n\n\n\n<p>\tC&rsquo;est\nl\u00e0 que le b\u00e2t blesse. On retrouve le m\u00eame probl\u00e8me de\nl\u00e9gitimation qu&rsquo;avec la diffusion des albums. Il a paru n\u00e9cessaire\nde quitter le ghetto de la librairie sp\u00e9cialis\u00e9e, pour que les\nouvrages de bande dessin\u00e9e rejoignent les autres livres. C\u2019\u00e9tait\nd&rsquo;ailleurs un combat l\u00e9gitime. Il n&#8217;emp\u00eache que sans certains de\nces libraires militants pour la soutenir, la bande dessin\u00e9e dite\nalternative n&rsquo;aurait jamais pu\navancer comme elle l&rsquo;a fait, et ne pourra pas continuer \u00e0 le faire.\nLe journaliste sp\u00e9cialis\u00e9 conna\u00eet\nle m\u00eame probl\u00e8me : il lui faudrait pouvoir int\u00e9grer des m\u00e9dias\ng\u00e9n\u00e9ralistes. En effet, bien\nqu&rsquo;il lui soit toujours essentiel, la critique de bande dessin\u00e9e\naurait tout int\u00e9r\u00eat \u00e0 sortir de son micro-microcosme.Il faut ces revues de fond, ces\nsites sp\u00e9cialis\u00e9s avec un vrai travail et une vraie connaissance du\ntravail des auteurs, des \u00e9diteurs, etc&#8230; Il faut avancer, et\ncontinuer de creuser le sillon ne serait-ce que pour donner une manne\ncritique dans laquelle de \u00ab&nbsp;vrais journalistes&nbsp;\u00bb, un peu\nplus scrupuleux que d&rsquo;autres, pourraient venir s&rsquo;informer, apprendre,\net vulgariser. C&rsquo;est le lot de toute critique qui se veut pointue\nd&rsquo;avoir un public restreint. Il n&#8217;emp\u00eache que, m\u00eame en sachant\ncela, un sentiment de vacuit\u00e9 peut na\u00eetre chez l&rsquo;apprenti critique\nqui se rend compte que, quelle que soit la dose de s\u00e9rieux qu&rsquo;il\nmettra dans son travail, il ne pourra jamais concurrencer\nl&rsquo;amateurisme de certains professionnels&#8230;<\/p>\n\n\n\n<p>\t2\u00b0)\n\tAu cours d&rsquo;un micro-festival je surprends par hasard une discussion\ndevant le stand de ma petite structure. Une personne, qui se r\u00e9v\u00e9le\n\u00eatre malheureusement\nincontournable dans le microcosme, parle avec beaucoup de plaisir\nd&rsquo;un article qu&rsquo;il vient de publier sur un site d&rsquo;information. En\n\u00e9coutant discr\u00e8tement cette conversation, \u00e0 laquelle je n&rsquo;ai pas\n\u00e9t\u00e9 convi\u00e9, je re\u00e7ois une le\u00e7on \u00e9difiante. Il \u00e9voque dans ce\npapier des planches d&rsquo;Aur\u00e9lia Aurita publi\u00e9e dans <em>Lib\u00e9ration<\/em>.\nLa dessinatrice y racontait sa rencontre avec une journaliste d\u2019<em>Elle,\n<\/em>qui lui avouait sans honte n&rsquo;avoir\npas lu son livre, apr\u00e8s quoi Aurita refusait de donner l&rsquo;interview.\nJusqu&rsquo;ici je trouvais en effet cela instructif : quel culot de la\npart de la journaliste ! Et bien non, notre homme expliqua alors\nqu&rsquo;il \u00e9tait vraiment choqu\u00e9 de l&rsquo;attitude de diva de l&rsquo;auteur, que\nc&rsquo;\u00e9tait vraiment se foutre du monde et que, franchement, \u00ab&nbsp;comme\nsi c&rsquo;\u00e9tait n\u00e9cessaire de lire un livre pour en parler&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>\tCette\nphrase, caricaturale au possible, est pourtant v\u00e9ridique. Le pire\ndans tout cela \u00e9tant qu&rsquo;en plus l&rsquo;id\u00e9e peut r\u00e9ellement se\nd\u00e9fendre. Ce journaliste  tient\nle credo d&rsquo;une bande dessin\u00e9e diffus\u00e9e le plus largement possible,\nd&rsquo;o\u00f9 un engagement vers une BD plus caricaturale et souvent\nracoleuse<sup><a href=\"#sdfootnote1sym\"><sup>1<\/sup><\/a><\/sup>,\net d&rsquo;un combat incessant contre la majeure partie des alternatifs, sa\nseule jauge qualitative \u00e9tant devenu les chiffres de vente. Dans ce\nsch\u00e9ma, il para\u00eet simplement important que la bande dessin\u00e9e \nrentre dans un maximum de m\u00e9dias. Il ne s&rsquo;agissait dans <em>Elle<\/em>\nque de faire un portrait d&rsquo;Aurita et non pas un travail critique,\nsimplement faire d\u00e9couvrir l&rsquo;auteur (et non son travail) \u00e0 un\npublic qui n&rsquo;y conna\u00eet rien. L&rsquo;incomp\u00e9tence de la journaliste d&rsquo;\n<em>Elle<\/em>\ndans le domaine de la bande dessin\u00e9e n&rsquo;aurait donc pas d&rsquo;importance\npuisqu&rsquo;il ne s&rsquo;agit que de vulgarisation. Ce point de vue peut tenir,\nmais est-il vraiment viable ? On ne peut certes pas demander aux\njournalistes g\u00e9n\u00e9ralistes de conna\u00eetre parfaitement la chose ,\nmais, en sacrifiant tout recul critique au b\u00e9n\u00e9fice de la\nm\u00e9diatisation, on ne fera certainement pas le jeu de la bande\ndessin\u00e9e : on pr\u00e9parera plut\u00f4t son caveau<strong>.\n<\/strong>Pourquoi para\u00eet-il donc si aberrant\nde d\u00e9fendre une m\u00e9diatisation populaire pointue ?<\/p>\n\n\n\n<p>3\u00b0)\n\tJ&rsquo;ai un jour eu envie de m&rsquo;adresser \u00e0 un public un peu plus large,\net ai frapp\u00e9 \u00e0 la porte d&rsquo;une revue importante dans le monde de la\njapanimation. Mon id\u00e9e \u00e9tait de traiter de mangas plus alternatifs\nau sein d&rsquo;une revue \u00e0 large diffusion, pensant (et je le pense\ntoujours) que les deux n&rsquo;ont rien d&rsquo;irr\u00e9conciliable. Apr\u00e8s avoir\nsollicit\u00e9 la r\u00e9daction, ils m\u2019ont, fort logiquement, demand\u00e9 un\nCV et un essai. J&rsquo;avais justement publi\u00e9 un article sur <em>Du9<\/em>\n\u00e0 propos d&rsquo;un livre de Ebine Yamaji, une <em>mangaka<\/em>\nr\u00e9v\u00e9l\u00e9e par Asuka qui me semble \u00eatre parfaitement accessible et \nexigeante. Je leur ai envoy\u00e9 mon texte, il faisait environ deux\npages, car l&rsquo;intrigue \u00e9tait particuli\u00e8rement complexe et que\nj&rsquo;avais vraiment voulu traiter de tout le travail de l&rsquo;auteur. On m\u2019a\nr\u00e9pondu qu&rsquo;il \u00e9tait trop long.<\/p>\n\n\n\n<p>\tParfaitement\npr\u00eat \u00e0 faire des concessions, je r\u00e9duis l&rsquo;article \u00e0 une page et\nle renvoie. On me r\u00e9pond qu\u2019il est toujours trop long. \u00abUne bonne\nchronique doit faire 500 signes \u00bb me signale-t-on. 500 signes ! Je\nveux bien croire que j&rsquo;ai tendance \u00e0 \u00eatre bavard, mais 500 signes\nrepr\u00e9sentent environ 6 lignes ! Je me suis essay\u00e9 \u00e0 triturer et\nd\u00e9couper mon texte pour le r\u00e9duire \u00e0 cette portion congrue. Qu&rsquo;en\nrestait-il ? Un vague r\u00e9sum\u00e9 et des compliments. Termin\u00e9 les\nnuances, exit les petites r\u00e9serves : on aime ou on n\u2019aime pas.\nC&rsquo;est \u00e7a la dictature du 500 signes, la revue qui me l&rsquo;a appris\nn&rsquo;est absolument pas un cas \u00e0 part. C&rsquo;est une marge naturelle ? Ma\nchronique ressemblait \u00e0 un triste service de presse, j\u2019ai donc\nrenonc\u00e9 \u00e0  la publier. Je compris mieux alors pourquoi un grand\nnombre de \u00ab&nbsp;journalistes&nbsp;\u00bb se contentent de les\nrecopier&#8230; Et la diff\u00e9rence subtile que certains placent entre\nchronique et critique.<\/p>\n\n\n\n<p>\tQuelques\njours plus tard, je re\u00e7ois un courriel enthousiaste de l&rsquo;\u00e9diteur de\nYamaji . Il \u00e9tait vraiment heureux  d\u2019avoir vu sur <em>Du9<\/em>\nune vraie lecture de son livre, un peu plus longue que d&rsquo;ordinaire,\nm\u00eame s&rsquo;il me signalait n&rsquo;\u00eatre pas d&rsquo;accord sur tout. J&rsquo;ai pu par la\nsuite voir d&rsquo;autres r\u00e9actions d&rsquo;\u00e9diteurs, ou d&rsquo;auteurs, et tous\n\u00e9taient d&rsquo;accord pour appr\u00e9cier une critique un peu approfondie. En\nobservant les lecteurs, j&rsquo;ai pu constater qu&rsquo;eux aussi pr\u00e9f\u00e9raient\nplus de d\u00e9veloppement \u00e0 un flot de  textes courts purement\ninformatifs, ne disant rien d&rsquo;original, et ne donnant envie de rien.\nC&rsquo;est \u00e0 se demander alors pourquoi la pratique est si d\u00e9velopp\u00e9e\nsi personne n&rsquo;y trouve son compte.<\/p>\n\n\n\n<p>\tUne\nr\u00e9ponse se trouve peut-\u00eatre du c\u00f4t\u00e9 des journalistes eux-m\u00eames.\nLa plupart des journalistes re\u00e7oivent des services de presse, et cet\nusage peut se d\u00e9fendre dans certains cas. Mais pour conserver ce\nprivil\u00e8ge, il faut en traiter un maximum (g\u00e9n\u00e9ralement un peu chez\nchaque \u00e9diteur), m\u00eame superficiellement. D&rsquo;o\u00f9 une masse de titres\ntrait\u00e9s en une page, ce qui conduit tout simplement \u00e0 un paquet de\nnotices illisibles, et une saturation pour le lecteur qui ne sera pas\nplus aiguill\u00e9 qu&rsquo;avant. D\u00e8s lors il lui est plus simple de se\nretourner vers des \u00ab\u00a0valeurs sures\u00a0\u00bb (toujours trait\u00e9s en\ntant que tels dans les entrefilets) que d&rsquo;\u00eatre curieux. Traiter plus\nde titres, pour gagner plus de services de presse ? Il serait sans\ndoute excessif de r\u00e9duire le probl\u00e8me \u00e0 ce seul facteur<sup><a href=\"#sdfootnote2sym\"><sup>2<\/sup><\/a><\/sup>,\nil n&#8217;emp\u00eache que dans ce sacrifice de la qualit\u00e9 \u00e0 la quantit\u00e9,\nles seuls \u00e0 vraiment y perdre sont une fois de plus les lecteurs&#8230; \n \n<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\"><a href=\"#sdfootnote1anc\">1<\/a>  Qu&rsquo;il appellera populaire, faisant \u00e0 mes yeux preuve d&rsquo;un v\u00e9ritable m\u00e9pris du \u00ab\u00a0peuple\u00a0\u00bb qu&rsquo;il dit d\u00e9fendre.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\"><a href=\"#sdfootnote2anc\">2<\/a>Mais il ne fait aucun doute que les SP jouent un r\u00f4le r\u00e9el dans la dictature du 500 signes, le v\u00e9ritable commerce parall\u00e8le qui s&rsquo;est d\u00e9velopp\u00e9 par leurs biais en t\u00e9moigne.  <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;int\u00e9grale des num\u00e9ros de Jade a \u00e9t\u00e9 mise en ligne par 6 pieds sous terre. J&rsquo;avais eu le plaisir d&rsquo;y entrer par ce texte, qui a bien des d\u00e9fauts (ha, la folie donneuse de le\u00e7on de la jeunesse ! Oui je sais, toujours, mais pas pareil) mais qui me semble \u00e0 vrai dire plut\u00f4t vrai. &hellip; <\/p>\n<p class=\"link-more\"><a href=\"https:\/\/maelrannou.fr\/envrac\/?p=81\" class=\"more-link\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\"> de &laquo;&nbsp;Notes techniques d&rsquo;un apprenti journaliste (Jade 200U &#8211; Nos amis les m\u00e9dias ?, septembre 2009)&nbsp;&raquo;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":112,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[14,15],"tags":[24,2,45,23,44,25],"class_list":["post-81","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-articles","category-publication-papier","tag-6-pieds-sous-terre","tag-bd","tag-gilles-rochier","tag-jade","tag-medias","tag-presse"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/maelrannou.fr\/envrac\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/81","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/maelrannou.fr\/envrac\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/maelrannou.fr\/envrac\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/maelrannou.fr\/envrac\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/maelrannou.fr\/envrac\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=81"}],"version-history":[{"count":6,"href":"https:\/\/maelrannou.fr\/envrac\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/81\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":876,"href":"https:\/\/maelrannou.fr\/envrac\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/81\/revisions\/876"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/maelrannou.fr\/envrac\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/112"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/maelrannou.fr\/envrac\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=81"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/maelrannou.fr\/envrac\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=81"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/maelrannou.fr\/envrac\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=81"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}