Index de mes articles universitaires, point 2 sur ?

Après un premier point paru en mars 2022 sur les publication de ma première année et demi de doctorat, voici le point sur mes articles universitaires depuis, alors que j’entame ma troisième année ! (je ne compte pas les livres, j’en parlerais dans un post à part).

Alors bon, qu’y-a-t-il eu, comme vous le savez le temps universitaire fait que des choses paraissent des lustres après leur publication. Bref voici donc les articles parus entre mars de fin octobre 2022 !

La belle et intelligente couv de Jean-Charles Andrieu de Lévis

La très belle revue d’histoire culturelle Sociétés & Représentations a consacré son n° 53 (comme la Mayenne !) à la bande dessinée et particulièrement à la manière dont a été abordée l’histoire de la bande dessinée, sa façon de constituer ses archives, etc. Dirigé par Sylvain Lesage, ce numéro est particulièrement riche (et épais), avec de contributions de chercheurs et chercheuses que j’apprécie beaucoup, comme Benoît Crucifix, Florian Moine, Jessica Kohn… J’y ai signé un texte que je vois un peu comme le pendant de celui-ci, nommé « Bande dessinée québécoise : historiographie d’un champ sous double influence ».

La revue est en papier et sur Cairn, donc indisponible gratuitement aux non-chercheurs, mais j’ai déposé le texte (dans sa maquette finale, car la revue l’autorise ce qui est déjà ça) sur HAL : https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-03668615

Ce n’est qu’une recension mais elle fait plaisir car elle est dans la Revue française des sciences de l’information et de la communication, une bonne grosse revue dans mon domaine. Pour le moments les appels à articles m’excitent modérément mais il y a de beaux dossiers réguliers, donc faire des recensions reste un moyen de participer à ce bel ensemble. Et ça tombe bien car le livre très multi-disciplinaire d’Anna Giaufret se cale bien avec une analyse InfoCom. Ma recension ici : https://journals.openedition.org/rfsic/13625

N’ayant sans doute alors pas tout compris à ce que demande comme travail un article universitaire j’avais, après un stimulant colloque, proposé deux articles à Strenae, très chouette revue sur le livre jeunesse et les objets culturels de l’enfance. Les deux ont été accepté, et il a fallu les écrire. Cela a pris du temps mais voici que la revue est parue et tout le dossier est vraiment passionnant, et riche avec une quinzaine d’articles tout de même ! Le site est en accès libre et on trouvera donc facilement mes deux texte.

Le premier, vu comme une sorte d’addendum à mon ouvrage sur Pif Gadget et le communisme et à des années de travail sur la question, aborde le sujet de Pif Gadget et l’écologie politique, occasion de lier mon engagement militant et cette recherche, sur un axe inattendu : https://journals.openedition.org/strenae/9420

Le second, nettement plus lié à ma thèse et croisant des sujets se recherche et passion, porte sur Pif Gadget au Québec et a été coécrit avec Sylvain Lemay, mon codirecteur de thèse, à travers l’étude de nombreux journaux et de la communication à propos du journal dans la province (où l’aspect communiste, pour le coup, était tu) https://journals.openedition.org/strenae/9439

Un contenu qui va aller en augmentant au fil des semaines, et donc à surveiller !

Ce n’est pas strictement universitaire mais cela reste lié à de la recherche, j’ai été chargé de diriger le dossier sur Julie Doucet (présidente de la BD !) pour neuvième art, revue en ligne de la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image. Le dossier a été lancé vendredi dernier avec un article introductif de Marie Bardiaux-Vaïente et un long entretien que j’ai réalisé. Il a joliment été titré d’un extrait de l’échange « J’ai trop besoin de toucher, de manipuler la matière, de remuer ». Suivront d’autres articles, textes et témoignages, assurément un autre de ma main puis de johanna Schipper, Izabeau Legendre, Jean-Philippe Martin et Irène Le Roy Ladurie. Et potentiellement d’autres les dossiers étant ouverts à l’infini.

Si vous vous le demandez, le dessin de couv est celui de la couverture du n°14 de la seconde série des Aventures de Pif le chien (juin 1957).

Et c’est en novembre qu’est sorti mon article sans doute écrit depuis le plus longtemps pour le moment, en rythme universitaire je sais que ce n’est pas si long. Suite au colloque PIFERAI sur les strips de Pif le chien, les Éditions universitaires de Dijon ont donc publié le petit ouvrage Pif le chien – Esthétique, politique et société, sous la direction d’Henri Garric et Jean Vigreux, avec des noms qu’on retrouve dans Strenae, mais pas que. J’ai pour ma part fait une analyse pas du tout penchée sur l’idéologie mais sur l’historique éditorial et les réutilisation des strips par les éditions Vaillants, soit un article nommé « D’un support à l’autre, usage et réusage des strips de Pif le chien ». Un autre article universitaire sur Pif attend sa publication, mais j’espère que c’est le dernier à court terme, histoire de ne pas m’en dégouter ^^ En tous cas avec la sortie du livre et sa promo, tout ça a une convergence d’actualité qui, pour le coup, est assez intéressante.

Un article un peu hors de mes sujets de recherches, même si deux des personnes étudiées sont du Québec, tout de même, mais que j’ai tenu à écrire car le thème du dossier m’intéresse beaucoup. Par ailleurs, publier dans Alternative francophone, revue consacrées à la francophone « en mode mineur » dont j’aime beaucoup le postulat en cinq points et dont j’apprécie le fait qu’elle soit publiée par l’Université de l’Alberta, province où la francophonie est bien minoritaire, me faisait bien plaisir. Mon texte sur la vulgarisation/transmission scientifique du point de vue des auteurs/médiateurs se trouve sur ce lien, au milieu d’un beau numéro sur « La bande dessinée scientifique – Les nouveaux territoires du documentaire » : « Depuis la table à dessin : transmettre la science du côté des auteurs. »

*

À suivre : d’autres recensions (pour le BBF et Communication…), des articles pour le Bulletin des bibliothèques de France, La Revue française d’histoire du livre, Comicalité, Voix Plurielles, Mémoires du livre, Archives des lettres canadiennes, Images du travail, Travail des images, Hermès et quelques autres projets, ainsi que deux directions de revues : un numéro de Mémoires du livre sur la bande dessinée vagabonde avec Philippe Rioux à paraître au premier semestre 2023, et un numéro (appel en cours) d’@nalyses sur « Vingt ans de bande dessinée québécoise au XXIe siècle ».

Bandeau de couv : photo d’un tiroir de mots prédécoupés pour les collages de Julie Doucet, dans son atelier, août 2022.

Index de mes articles universitaires, point 1 sur ?

Cela n’échappe pas à celles et ceux qui me suivent : j’écris beaucoup, de la chronique d’album au livre, en passant par la tribune d’opinion (et Julie Doucet a bien gagné !) ou l’article de fond. Depuis que j’ai débuté mon doctorat en septembre 2020 je publie aussi, forcément, des articles universitaires. Généralement long, parfois un peu laborieux, ils passent par le fameux principe de la relecture en double aveugle (deux correcteurs anonymes relisent le texte, anonyme aussi, le commentent et l’évaluent). De mon expérience c’est intéressant mais parfois curieux (j’ai parfois eu des relecteurs aux avis diamétralement opposés), c’est en tous cas un rythme très différent de la presse et une reprise assez éreintante. Moi qui déteste me relire ou revenir sur un truc fait dans le passé j’y suis bien obligé, c’est le jeu, et je découvre aussi des délais parfois très long, le délai moyen est bien de six à huit mois entre écriture et publication mais, dans certains cas (notamment les actes de colloques), ça peut prendre des années.

Autre chose remarquée, je suis en Sciences de l’information et de la communication, une matière qui est par principe aux croisement. J’écris donc dans des revues diverses avec des articles publiées ou en cours de publications dans des revues d’histoire (surtout, puisque mon labo est quand même un labo d’histoire culturelle), d’arts et lettres, de métiers du livres et des bibliothèques, de journalisme… Tout ça pouvant entrer dans les « revues qualifiantes » nécessaires pour chercher des postes une fois docteur. Tout ça est loin mais pas inintéressant. Je constate aussi des pratiques différentes selon les revues, plus ou moins exigeantes, même si je n’ai jamais eu l’occasion de traiter avec une revue prédatrice (de toute façon par principe si quelqu’un veut que je paie pour publier je fuis).

Bref, ci-dessous la liste des articles universitaires que j’ai publié à ce jour depuis le début de mon doctorat, certain ont été écrit bien avant : l’année anticipant ce doctorat pour Le Temps des médias notamment, en dialogue avec ma directrice, me permettant de débuter avec déjà un revue qualifiante dans mon CV, ou carrément dans des colloques fait il y a des années, comme celui sur Glénat. J’attends toujours la publication de celui sur Pif le chien, tenu en 2019.

Octobre 2020 : « La bande dessinée durant le Printemps érable (2012), un outil de diffusion et de mobilisation pour une lutte en cours », Le Temps des médias, 2020/2 (n° 35), p. 54-71. Premier vrai article publié dans le cadre de mon doctorat, en répondant à un appel pour un dossier sur les luttes sociales, il mêle mes quatre thèmes favoris : BD, politique, Québec et fanzines ! Autant dire que je pouvais m’arrêter là (mais non). J’ai envie de leur proposer un varia depuis longtemps, ce sera possible quand j’aurai fini les quatre articles en retard j’imagine….
En ligne : https://www-cairn-info.ezproxy.universite-paris-saclay.fr/revue-le-temps-des-medias-2020-2-page-54.htm (pour ceux qui n’ont pas cairn je l’ai mis sur hal aussi).

Je trouve ça curieux ces revues universitaires ne changeant jamais de couv, il n’y a même pas le thème (et en plus ils se sont gourés sur l’année).

Juin 2021 : « La bande dessinée québécoise et ses liens avec l’Europe francophone : une histoire artistique et critique encore à établir », Études canadiennes / Canadian Studies, 90 | 2021, 113-139.
Un texte présentant les intuitions de ma recherche future, je l’avais écris en début de doctorat, c’est un peu touffus, pas forcément très construit, mais particulièrement utile en début de recherche pour commencer à centrer mon propos. Un article à paraître cette année en est un peu le pendant du côté historiographie. De manière plus générale ça m’intéressait assez de publier dans la seule revue d’études canadiennes en France et je suis plutôt bien tombé avec un n° sur la jeune recherche pile quand je débutais la mienne ! En plus ils ont décidé de mettre tous les numéros sur OpenEdition dès parution avec ce numéro https://journals.openedition.org/eccs/4774

Entre les gros folios, les textes au milieu de l’image géante et la couleur de typo on a autant un recueil d’articles, vraiment chouette, qu’un essai plastique et d’édition, qui me questionne un peu plus.

Juin 2021 : «  Inachève bien les chevaux, tentative de typologie des bandes dessinées inachevées », Éclat n°1, p.
Si ce n’est pas strictement une revue universitaire (il n’y avait d’ailleurs pas de relecture en double aveugle), cette revue éditée par la Haute école des arts du Rhin et 2024 publie les actes d’une journée d’étude passionnante tenue en octobre 2019 sur la BD fragmentée, curieusement mêlée à des dessin d’étudiants et à une mise en page en typo viollete-rose, pourquoi pas. J’avoue assumer modérément le jeu de mot de titre finalement ^^ Texte sur hal : https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-02549690

Autre exemple de revue avec toujours la même couv mais là le thème est annoncé.

Août 2021 : « La bande dessinée argentine et la politique, autour d’un malentendu – Entretien avec Latino Imparato », Caravelle n° 116, p. 151-166.
Comme j’ai fait un dossier de revue sur la BD argentine, une anthologie de BD colombienne, que je publie aussi des chiliens dans Gorgonzola, des gens croient que je suis expert de la zone latino-américaine : en fait, absolument pas, je ne parle d’ailleurs ni espagnol ni portugais ! Alors quand on m’a contacté pour un dossier sur la BD argentine et la politique dans une des plus grosses revues d’études hispaniques et lusophones j’étais un peu embêté. In fine, on m’a proposé de réaliser un entretien avec un acteur de l’édition en France, c’était alors beaucoup plus simple et pas un réel article universitaire, mais bien dans une revue universitaire, le malentendu du titre pourrait aussi désigner mon rapport à la BD latino-américaine.
C’est en ligne sur OpenEdition : https://journals.openedition.org/caravelle/10859

Novembre 2021 : « Jacques Glénat et les fanzines », avec Philippe Capart, et « Titeuf et la génération Tchô », dans Reyns-Chikuma Chris (dir.), 50 ans d’histoire des éditions Glénat, Presses de l’Université de Liège, coll. « ACME ».
La journée d’étude a du avoir lieu en 2018, bizarrement l’éditeur a tenu à fusionner la communication de Philippe et moi, qui parlait du jeune Glénat-Guttin, pourquoi pas mais ce sont vraiment deux blocs indépendants réunis un peu artificiellement. Constatant que durant ce colloque personne n’avait parlé de Titeuf et Tchô, juste tout de même importante chez Glénat, j’ai proposé un article sur ce sujet aussi. C’était beaucoup, mais j’aime vraiment cet article, même si croyant que le livre ne sortirai jamais j’en ai proposé une version plus grand public et limité à Titeuf à Bédéphile, et que les deux trucs sont finalement sortis en même temps, hum.

Décembre 2021 : « Le Prix de la critique ACBD de la bande dessinée québécoise : construction, limites et réceptions d’un objet contradictoire », InterFaces n°31 (2).
Article pour la revue en ligne de l’Universidade Federal do Rio de Janeiro, revue majoritairement en portugais consacrant son dossier au thème « Prix : querelles et consécrations ». C’était intéressant à faire, sur une matière très contemporaine (qui a déjà évoluée) et c’est en ligne : https://revistas.ufrj.br/index.php/interfaces/issue/view/1922/

D’autres articles sont déjà écris : deux pour Strenae, un pour Société & Représentation, un est en cours de rédaction pour Alternative francophone, un autre pour la Revue française d’histoire du livre… Un projet de numéro coordonné pour Mémoires du livre, des projets pour le Bulletin des bibliothèques de France et Sur le journalisme… Mais aboutiront-ils ? Quand paraîtront-ils ? C’est un mystère ! M’enfin, c’est déjà pas mal en un an et demi de doctorat ces publications.